mercredi 30 novembre 2016

le vilain petit canard ou la vilaine petite souris,... comme on veut !

"Spécial dédicace à Maître Ours"
        Pimprenelle et Nicolas




Voilivoila un texte commencé il y a mille ans qui a mis l'temps... Une petite vacuité dans mes rendez vous torrrrrides et hop là, il est né le divinenfant. Après, bien sur, j'ai du menacer Mike de le noyer dans une baignoire remplie d'Irish coffee pour qu'il me fasse les dessins.... RUHMMMM..., mais je te laisse juge de sa perversion ! 





Il était trois fois et puis s’en va

(Conte à rebours - 3)




Il était trois fois, dans le royaume de Foy, des tas de gens gentils, beaux et intelligents eeeet très ennuyeux, ma foi… SAUF ! Sauf…, la fille aînée du roi.

Elle n’était pas laide, mais pas très bien fagotée, ni très, très bien coiffée ni très, très, très bien élevée… Le matin, elle se levait, sautait dans son jean, passait vaguement ses doigts dans ses cheveux, louchait un peu, tirait la langue au miroir magique ‘Dimoisijesuilaplubelle’ et filait se crotter dans la forêt, par n’importe quel temps. Et en plus, s’il y a un truc qui ne l’intéressait pas du tout, c’était les garçons. Un peu les filles, mais pas du tout les garçons. Mais ça c'est pas dans l'histoire, sinon ça colle pas, c'est juste un complément d'information.… ! En gros, il n’y avait aucune raison qu’elle fasse le moindre effort.

Elle était si différente de sa ribambelle de jolies sœurs apprêtées, fiancées, mariées et très ennuyeuses que le roi et la reine, l’appelaient : leur vilain petit canard !

- Qui voudrait un jour, se désespéraient ils, de notre vilain petit canard qui de toutes façons, ne veut de personne ?


Le roi et la reine passèrent une annonce dans le journal de Foy : 

« Recherche prince charmant pour princesse pas vraiment charmante ! » Et personne ne se présenta.


Alors, ils imprimèrent des tas de messages, qu’ils glissèrent dans des tas de bouteilles, qu’ils jetèrent dans des tas de mers et d’océans… Des gens ennuyeux ET dégoûtants, en plus !


Le temps passa…


Et puis un jour, Dupont, un petit homme à l’air vif, se présenta au château de Foy. Il expliqua qu’il n’était pas prince, mais qu’il voulait bien, lui, se marier avec leur vilain petit canard de princesse dont personne ne voulait. Le roi et la reine regardèrent le petit homme à l’air vif et soupirèrent, un peu las ma foi…

- Oui, maiiiiiiis…, voudra-t-elle de toi ?

- Ça, j’en fais mon affaire ! rétorqua Dupont et il parti, à petits pas tapons, à la recherche de la princesse, pas charmante, du tout !






La princesse, dans sa forêt, nichée au creux de la fourche d’un chêne, sifflait dans ses doigts imitant les merles. Puis suspendue à une branche, elle se laissa choir, justement, sur le petit homme qui passait là, ...justement ! Et c’est comme cela qu’il la retrouva.

- Ouille ! s'exclama le petit homme.

- On n’a pas idée de passer sous les gens qui sautent des arbres, grommela la princesse en aidant, malgré tout, le petit homme à se remettre sur pied

- Vraiment désolé, je suis venu pour vous épouser, grimace Dupont qui se tient les côtes.

- Y en a qui ont vraiment rien d’autre à faire que de perdre leur temps ! Je n’ai absolument rien prévu de tel dans l’immédiat. Repassez dans 100 ans ! Claironne la princesse

- Vous êtes comme ça avec tout le monde ou j’ai droit à toutes vos faveurs ? s’ébaudit le petit homme, absolument émerveillé par la mauvaise grâce de la donzelle ébouriffée.

- Primo; Je suis la princesse !
  Deuxio;  Vous êtes dans ma forêt !
  Tertio; Je vous parle comme ça me siffle !
  Quarto; Oui ! Je suis comme cela avec tout le monde
  Cinquio; Non ! Ce n’est pas une faveur… Comme si j’allais me mettre en frais pour un blaireau puceux...


La princesse estime que, là, avec un peu de bol, l’autre va enfin, aller voir ailleurs, des fois qu’elle y serait, car, en général, les hommes s’imaginent être des loups solitaires, de puissants ours velus, des aigles audacieux, voir des chevaux fougueux, mais pas trop des blaireaux puceux. Mais non ! (Comme quoi on peut se tromper) l’autre reste là, avec son air de ravi du village…

- Vous ne comprenez pas ce que je vous dégoise ? Vrille la princesse exaspérée, Dégagez ! de l’air ! du vent, du balai brosse !


Alors, ALOOOORS... de la poitrine du petit homme sort une voix profonde, sifflante et sèche.

- Vous êtes épuisante, radieusement sale, d’une outrecuidance qui frise l’acmé ! Vous avez besoin d'une bonne fessée déculottée ... !


La princesse se trouble. Que vient faire ici cette affirmation particulièrement déplacée ? Comme tout enfant au monde, elle a eu droit à cette proposition, un tantinet malicieuse, de la part des adultes, à laquelle il est, d’ailleurs, fortement déconseillé de répondre… Mais juste maintenant, elle a quand même 23 ans. Alors ??? ... Pour la toute première fois le petit homme l’intrigue.


Lui, l’attend, puis se lance.

- Chère princesse, méritante à croquer, lui dit il, vous courrez les bois à longueur de journée sans que quiconque, aujourd’hui, se soucie de ce que vous faites ni de ce que vous devenez, ni même si vous rentrez le soir ou si vous avez pris votre petit déjeuner…

Le petit homme enchaîne :

- Si vous m’épousez, faites moi confiance, je saurai prendre soin de vous. Je vous élèverai, vous éduquerai patiemment, mais sans faiblesse, avec vigilance, sévérité, mais tendresse. Vous aurez des comptes à me rendre chaque jour et je m'engage à révéler à vous et au monde entier, le cygne qui se cache indéniablement sous votre plumage de vilain petit canard.


"Vi-lain-pe-tit-ca-nard " ? ...Mais va te faire foutre ! braille la princesse – Oui, hummm, excusez là ; La princesse n’est pas châtiée du langage, non plus…

Cependant le petit homme a simplement penché la tête, sans répondre et l'observe intensément de ses yeux brillants de volonté perçante. Dans la tête du vilain petit canard ça gamberge... Là encore Dupont a marqué des points ! Quelle curieuse sémiologie, de quoi parle t'on exactement ? La princesse se sent frôlée par une possible signification, par de possibles implications, par de frissonnantes visions folles et vertigineuses qui l'emplissent de con-fusion. Celle, toujours en mouvement, est pétrifiée.


Le petit homme apprécie du regard les émotions qui picotent le visage et le corps de la princesse emberlificotée. La réaction de la jeune femme en friche, semble plus que prometteuse. Il s'assoie doucement, sur les racines du chablis, d'un grand frêne foudroyé (je rappelle que nous sommes en forêt et qu'en forêt il n'y a pas de chaises qui se prommenent !). Il tend sa main vers la princesse qui s'approche et la prend, comme en transe... ; La main ; Et la splendide fessée déculottée, dans la foulée.... !


Puis, chacun se rajuste et ils rentrent tout deux au château, parce qu'il commence à faire frisquet . Mais ce n'est pas grave, parce qu'il lui tient fermement la main, dans la sienne qui est bien chaude. Et il la réchauffera encore, de loooongues années durant, Dupont !




THE END




Texte - Ellie C. 
Illustrations - Mike
Novembre 2016








Rajout pour mon Parrain..., les autres fermez les yeux, un zoom gracieusement offert par la maison. Et pour la culture générale de tous parce que sur Never on cultive : http://www.caminteresse.fr/video/mille-pattes-mais-combien-de-sexes-2-1166642/


lundi 21 novembre 2016

pas d'excuses

Une Vilaine qui ouvre un blog se doit de poster régulièrement, c'est comme ça ! On s'en fout que t'ai tout à coup plein de boulot, des amis, des amants, une famille... ça, c'est rarement "tout à coup", une grosse sinusite, des primaires de guignoles de la mort qui tue, on s'en fout ! Tu postes, sinon tu mérites !