mercredi 2 décembre 2015

g'Art g'Art


Bon allez, j'ai assez médit(erranée,... ma vie pour une longue baignade nue, dans ses eaux chaudes molles et poisseuses) Il faut que je te parle de cette exposition vue il y a quelques temps, avant...



Conquête de passage - Toulouse Lautrec



Le musée d'Orsay qui n'a absolument pas besoin de moi pour faire sa promo, propose sa troisième expo déculottée - Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910

Au niveau simplement des tableaux qui t'accueillent, difficile d'être déçu, on retrouve avec plaisir et excitation des œuvres de Degas, Monet, Toulouse Lautrec (mon chouchou depuis toute petite) et d'autres bien sur. Des photos aussi et puis voila qu'une lourde tenture rouge te cache un espace interdit aux malheureux "moins de 18 ans"  !

Et c'est là que gare ! Orsay (:p) va t'entrainer en un drôle de lieu pas recommandable du tout ! Imagine, derrière ce rideau ou tous les adultes ont disparu, de petites visionneuses accrochées au mur devant lesquelles il faut te pencher pour faire défiler des photos en pâmoison, pendant que derrière toi se forme une queue. Puis, quand déjà bien chauffé(e), tu pénètres la deuxième alcôve, c'est le cinématographe qui te cueille et tous ensemble, collés serrés, assis par terre, appuyés au mur, nous matons Monsieur Bidule et ses fixes chaussettes brandir les armes et trombiner gaillardement Mlle Trucmuche toute de froufrous. Rien que pour cette étonnante expérience partagée, devant du porno muet, essaye d'y passer !




En sortant, J'essaye mentalement, dans un maximum de postures inimaginables, le fauteuil d'amour ou chaise de voluptés. A ses pieds, enfin, une cane de flagellation à six chainettes et boules d'argent perforée, dans le genre de celle ci, mais encore plus belle, ayant appartenue à une grande horizontale... Je n'y croyais plus.



 

28 commentaires:

  1. Bonjour Ellie,

    C'est sympa de nous emmener avec vous en visite. J'aime beaucoup la peinture impressionniste et le classique du 17è. Siècle. Et dire que leurs détracteurs les avaient surnommés ironiquement : les aimables barbouilleurs à leurs premières expos. Aujourd'hui, leurs œuvres se vendent à prix d'or ! Bref. Superbe leurs jeux de lumière: la force de leurs tableaux.
    Ici , en Midi-Languedoc , il faut visiter le musée Lautrec à Albi (tout comme Ingres). Renseignez- vous à la Mairie d'Albi. D'ailleurs, un film est sorti en 1996 ou 1996 qui retraçait la vie du peintre Lautrec avec Antoine De Caunes et Elsa Zylberstein dans les rôles principaux...Peut-être l'avez-vous vu ?
    Peter Pan.

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    1. Pour Ellie :

      Petite rectification : le film date de 1998 et s'intitule simplement "Lautrec" et l'acteur Régis Royer incarne le peintre Lautrec.(Dico du Cinéma - 2000).Désolé, je me suis un peu emballé.

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    2. Ah non mais je l'ai vu avec Micheline Dax ! ...Je crois bien qu'on parle dard aussi, ici :

      http://monsieur-mechant-in-translation.blogspot.fr/

      Vous devriez y aller et participer ! ;D

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    3. A propos de Lautrec, en 1952, le grand réalisateur alcoolo John Huston, réalise "Moulin Rouge", un film très chouette, même si la vision des Américains sur le Paris des années 1900 est toujours assez particulière. Le Français porte un béret basque, une moustache ridicule, une baguette sous le bras, et un kil de rouge dans la poche. Mais bon, José Ferrer y tient le rôle d'Henri de Toulouse-Lautrec... Au niveau du visage, il est certainement le plus réaliste de ceux que j'ai vu ;le plus ressemblant. Pour le reste, dans certains plans du film où il apparaît "en pieds", Ferrer, qui n'était pas petit, marche sur les genoux, ce qui est une performance d'acteur intéressante...
      Pour quelques uns que cela peut intéresser, Deux vedettes incontournables des productions "Hammer Films" apparaissent dans "Moulin Rouge": Christopher Lee, dans le rôle du peintre pointilliste Seurat, et Peter Cushing, dans celui de Marcel de Lavoisier, dont je ne sais même pas de qui il s'agit !...

      J'avais prévu de dire un mot de Gerveix, mais mon ami Why Not s'en est chargé. Merci à lui.

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    4. Ben ce film là je crois que je l'ai vu, Parrain... Mais je le reverrais bien, rien que pour faire attention aux déplacements de Ferrer. La vison américaine du parisien dans ces années là est toujours assez rigolote... Dans un Americain à Paris on a ça aussi.

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    5. @ Waldo :

      Ha Ha Ha , nos deux frères ennemis réunis : Peter et Christopher. Point de crucifix et autres morsures dans cette œuvre. Dommage, ça aurait mis du piquant... Quant au personnage de De Lavoisier, je pensais à un descendant du célèbre savant en chimie sous Louis XV..
      Peter Pan.
      Rappelons également , dans cette ambiance du Paris canaille, le film "French Can Can" avec Jean Gabin et Françoise Arnoul , dans le Paris fin XIXè. Il date de 1955. Superbe.

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    6. Bonjour Ellie:

      Vous avez raison : Dans les films américains, les Français ont toujours un côté un peu plus que rétro, voire presque arriéré, et c'est dommage: il s'imagine qu'on écoute encore Piaf et Chevalier à la radio... Alors que nous sommes beaucoup plus au courant de leurs styles de musiques par nos artistes. Ils sont très nombrilistes quant on y pense. "American First " comme ils aiment le répéter. Tricolore jusqu'au slip" comme disait le regretté Coluche. Fermons la parenthèse.
      Peter Pan

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  2. Cette photo est très interpellante ...déjà le cadrage magnifique, avec ce tableau (Renoir me semble t il) dont on imagine que le personnage jette un regard outré sur ce fauteuil.
    Le fauteuil en lui même, qui semble à la fois si confortable mais quelque peu biscornu ( ou bi cornu? De la place pour deux personnes cornues?). Compliqué d'imaginer toutes les possibilités de positions que cela laisse présager.
    Le côté confortable est il en rapport avec la cane dont tu nous parles, afin d'en adoucir les meurtrissures ? (Dommage que tu n'aies pu la photographier aussi....).
    Et le fauteuil, ils le vendent combien?

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  3. Le portrait est celui de la grande horizontale à qui appartenait cette sublime cane, qu'un gardien aux aguets m'a empêché de photographier tranquillement - Madame Valtesse (Votre Altesse) de la Bigne, peint par Henri Gervex que j'avoue ne pas connaitre plus que ça. Cette belle rousse aux yeux bleus n'avait pas vraiment froid ni aux yeux ni ailleurs. Quand au fauteuil, il avaient été apparemment fabriqué pour un prince obèse qui avait besoin d'un peu d'aide ergonomique pour faire sa petite affaire sans étouffer les dames... Si vous l'achetez je vous rends visite !

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    1. Certes j'ai quelques kilos de trop, mais je ne suis "pas encore" obèse, même si j'obèse heureusement assez souvent.
      Cela dit, c'est la deuxième fois en peu de temps que tu nous la joues voyeuse....Bientôt exhib?

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    2. Ouais, j'vais faire ça ! J'ai ma ptite idée :)

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    3. ah Ellie, le fauteuil est célèbre, il a été fabriqué pour le prince de galles, le fils de victoria qui passait son temps à paris dans les maisons closes, avec toute la haute et moins haute société parisienne, en attendant que sa mère disparaisse ! (drole de vie quand même) le prince était plutot grand et rond et avait du mal à honorer les dames, surtout les "parisiennes" qui étaient petites et menues, à l'époque. j'ai commencé à lire sa bio, justement pour savoir si l'histoire du "fauteuil" est vraie et documentée... mais pas le temps de finir ! il est quand même un peu bizarre ce fauteuil. en tout cas, il semble démontrer qu'on le pratiquait à plusieurs... ce qui me laisse rêveuse

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    4. Ah oui c'est sur! Complètement pluridisciplinaire ce fauteuil... :D
      Quand tu auras un peu de temps pour toi et pour finir cette bio, raconte moi surtout :-*

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    5. Interrogez les vieux tapissiers. Ceux qui ont connu les dernier clandés.
      Ils vous diront qu'ils travaillaient souvent pour eux à réaliser les sièges les plus bizarroïdes...
      Lesquels traversaient Paris au vu et su de tout le monde, car on livrait sur des carrioles à bras, à l'époque.

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  4. Gervex est le peintre de la mairie du XIXème. Son tableau le plus célèbre dévoile le somptueux corps de la Bigne sous l'œil de son amant du moment, appuyé au garde fou de la fenêtre.
    Il s'inscrit dans la lignée de cette IIIème république commençante, avec les Detaille, les Neuville, les Galien-Laloue, et tant d'autres, attachés avant tout à la psychologie des scènes ou paysages, surtout urbains, qu'ils peignent sans jamais s'en lasser.
    Les terres d'ombre sorties nouvellement des tubes les font reconnaître au premier coup d'œil.

    Grande prêtresse du fouet, la Bigne subjugua Hugues Rebell lui-même. Zola, affolé du besoin de fesser ses bonnes, crut qu'il en ferait de même avec la belle horizontale. Elle le rejeta avec dédain, préférant les gens du monde plastique.

    Quant aux fauteuils de ce genre, ils étaient légions à l'époque, et d'une banalité classique aux regards des professionnelles autant que des... profanes.
    Il faut la doxa d'aujourd'hui pour croire en la révolution sexuelle de 68 !...

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    1. La vie n'est qu'un éternel recommencement... N'empêche je ne savais pas pour Zola et ses bonnes, ça c'est d'la balle !

      Mais Valtesse avait surtout un vieux contentieux avec Zola à propos de son roman Nana (j'ai lu ça sur Wiki le roi de tout les" qui qui ?" ou ailleurs, on s'en fou) Bref Nana est inspirée de Valtesse en particulier sur sa façon de vouloir se meubler avec un lit de reine que l'on voit dans le tableau dont vous parlez. Sauf que Valtesse trouve que Nana est vraiment qu'une grue et pas elle, voila !

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    2. Zola était un obsédé de la fessée. Il choisissait ses bonnes pour l'ampleur de leurs fesses.
      Sa femme en était excédée.
      Peut-être ce sont elles, alliées pour la cause, qui ont bouché sa cheminée... et provoqué sa mort... On peut rêver !

      Nombreuses sont, dans ses bouquins, les allusions à cette obsession, l'apothéose étant l'Assommoir
      J'ai lu - et vous me le confirmez - que la Bigne n'appréciait pas le roman qui fait suite, à savoir Nana.
      Mais la raison première du contentieux est dans le refus hautain qu'elle opposa à se laisser fouetter !
      Zola jugea que c'était une offense...
      .

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    3. Je vais demander un livre sur Zola au Père Noël !

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    4. je suis fort honoré de votre confiance.

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  5. @ Ellie :

    Pour Zola, j'ignorais sa propension à fustiger l'arrière-train de ses domestiques. Z'avez raison : avec Wiki -ki, tri poches, c'est dans la poche !!! (elle est nulle. Je sais).
    En revanche, pas de trace d'un film sur Lautrec avec la comédienne Micheline Dax dans les rôles principaux.
    Peter Pan

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  6. C'est toujours mieux que de visiter la gare de Toulouse Matabiau. Un train train quotidien dont le billet ne conduit pas forcement à la volupté à la menthe. Avec Toulouse Lautrec ce n'est pas dans le ferroviaire mais dans la fumée de tabac et les vapeurs de l'absinthe qu'on voyage sous les jupons dansants de belle de l'époque du même nom à en rester gaga-même-nom. Froufrou, froufrou...

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    1. Je suis une fan de Lautrec, de son trait libre et charnu

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  7. Moi qui ai eu la grande chance de te croiser, avec ta chevelure étonnante (n'est-ce pas Mike?), dont on dirait parfois que....et fan de ....bon ok, c'est un peu long j'accouche, puisque tu en es fan, ne serais tu pas une gorgone Zola?
    OK, je sors...

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    1. Ahahah ! (Mais pourquoi ça me fait rire ce genre de grosse ânerie hein ?) Beuh non pas une gorgone, l'autre ec !

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    2. Hahahaha ! Gorgone Zola ! Trop bon celui là !

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    3. Gorgone Zola... oui ... il n'y a pas de quoi en faire tout un fromage...

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  8. Petit cadeau pour entamer la nouvelle année.
    Nouvelle année que je vous souhaite belle, heureuse, aux teintes que vous chérissez tant, chère Ellie.

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  9. WAAAAAAAAA !!! Merci ma chère Lectrice, une magnifique perle de réponse à ajouter au collier de nos curiosités toujours légitimes ! :D Et bien sur, belle douce et heureuse année 2016 à vous :)

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Chuis désolée mais pour l'instant je suis punie de commentaires chez Blogger, mais je me vengerais... Tu auras compris que ce n'est plus le cas, mais ça me rappelle le bon vieux temps ! :D