mercredi 26 novembre 2014

Mlle tam tam




Mlle tam tam s’apprête. Elle glisse son doux corps parfumé dans des voiles fluides et caressants puis les recouvre d'une tenue plus opaque. Dans son grand sac, elle range avec soin ses accessoires. La voilà partie, elle sera à l'heure. 


Elle a perlé il y a deux jour ce flyer sur les fils de la toile. Plusieurs réponses lui reviennent dans la soirée. Elle s'est plongée dans l'analyse des demandes, avec circonspection, pour n'en retenir que quelques une, auxquelles elle répond favorablement.

Ce soir, il s'agira d'un homme occupé. Ses lombaires le font souffrir depuis plus d'une semaine, il peut la recevoir en soirée à son cabinet. Elle a bien précisé dans leur échange épistolaire qu'il lui fallait un lit dur ou du moins une longue table. Quand à son pseudonyme sur lequel il l'interroge, elle lui laisse entendre qu'il s'agit d'une particularité qu'elle ne dévoile pas à tous.

Sur ce, donc, ils ont rendez vous. Elle trottine sur ses bottines, fait attention à ne pas se tromper de train. Elle regarde les gens sortir entrer, le paysage défiler sans penser à rien. Elle ne se pose aucune question. Elle doit juste se laisser aller. C'est son corps qui lui dira si elle peut ou non s'occuper de cette personne. Un homme, une femme, vieux, jeune, « beau » ou « laid », ces critères n'entre pas en jeu. Quand elle la verra nue, quelle sentira son odeur, en percevra la texture, elle laissera son corps répondre, avoir envie ou non de la toucher de lui donner un peu, beaucoup, tout, instinctivement.

Il l'accueille un peu raide le visage fermé sur sa longue journée bercée par la présence de ses douleurs agaçantes, lui propose un verre qu'elle accepte. Maintenant elle prépare les lieux pendant qu'il se déshabille dans une pièce, à coté. Ils se retrouvent avec juste ce qu'il faut de gêne, lui en caleçon, elle dans la lumière faible. Il s'allonge sur le ventre, elle lui glisse un coussin sous le bassin afin qu'il ne cambre pas plus, même si elle est menue, quand elle s’assiéra sur ses cuisses. Elle ne va pas le toucher tout de suite elle commence par lui mettre un masque et le caresse avec des objets de massage pour le distraire. Elle termine de le dénuder et s'installe sur ses cuisses.

Elle est très concentrée, ses mains vibrent. Elle verse un gel frais et les laissent parcourir la peau, glisser, palper, pincer, appuyer, très vite elle s'étire et ses seins moelleux participent. Elle est partie, sa bouche embrasse, son ventre ondule sur les fesses détendues. Elle se redresse, les regardent attentivement et les claque une fois, puis deux fois, dix fois, on ne compte plus. Le son est parfaitement juste, elle ne ressent aucune douleur aux mains. Comme fascinée par cette chair qui bouge rosie et répond si bien, Mlle tam tam n'a aucune envie d’arrêter...



Ils lui a écrit . Ses lombaires ne le font plus souffrir. Il a passé une très courte, mais bonne nuit. Il serait très heureux si elle pouvait prochainement lui accorder d'autres rdv. Mlle tam tam est quelqu'un sur qui on peut compter.






11 commentaires:

  1. Mais euh...pourquoi j'ai pas reçu de flyer moi? Z'est trop inzuste à la fin....
    Signé caliméroooooo....Rhooo..c'est dingue ce que tu écris....

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  2. Mince alors... tu ne l'as pas reçu ? Les autres non plus ? :D

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  3. Ah si; j'ai eu le mien... c'est très étrange cette histoire Antoine! Quel message la patronne tente t-elle de faire passer par un "oubli" aussi flagrant?
    Enquêtez mon vieux, enquêtez!

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    1. Une enquêquête? Pourquoi pas....voulez vous aussi que j'en profite pour enquêter sur la disparition de votre soulier de vair?

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  4. Comme d'hab une écriture hors de la ligne continue, mais précise de vie. Un seul petit rien que je souligne comme ça au passage, le pseudo et l'adresse de la rebouteuse serait bienvenue. moi je dis ça mais je ne dis rien....

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    1. eh l'ami, si tu la trouves cette adresse tu me la refiles hein ....chuttttt......

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    2. Bon... Donc, ici, il n'y a que la délicieuse Cendrillon qui l'a reçu, ce Flyer ? Un coup de piston de la Fée C. c'est sur ! ;)

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  5. Exceptionnel ce texte. Je me suis laissée bercer jusqu'au bout.

    (Pour le flyer avec numéro de tel, je suis intéressée aussi. Genre pour Noël)

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    1. Ach. J'en connais un autre qui s'est laissé bercer jusqu'au bout.
      Cette coquine de Mlle Tam-Tam m'avait laissé poireauter presque nu dans le vestiaire de mon bureau. Je faisais partie des heureux élus ayant reçu le Flyer.
      De mes vieilles lombaires elle s'est occupée. Comme elle le décrit. J'ai apprécié le petit instrument. Lorsque telle une écuyère de l'école de Vienne, elle m'a chevauché à califourchon, et qu'après avoir baissé mon caleçon, elle à cinglé mes fesses à pleine et chaudes mains, j'ai pensé, Mein Gott, à mes ancêtres. Mais c'était bon et chaleureux, et, Ich habe einen Traum gemacht, à une pénétration profonde et impudique, tendant mes fesses vers ses mains, à des lanières bien plus cuisantes.
      Il n'en fut rien, le labeur de Mlle Tam-Tam s'arrêtant là.
      Ou presque. Elle me demanda de me retourner, et s'occupa d'une autre partie de mon anatomie.
      Depuis le temps que je ne m'étais pas exprimé sur ce blog, vous avez compris que ce n'était pas par dépit mais juste parce que nous avions....les avions nous ont rapprochés, et j'ai enfin pu épouser ses fesses comme je le désirais depuis si longtemps et ce soir là, c'est elle qui a épousé les miennes.
      Désolé de ce si long message, mais il était temps de remettre les horloges autrichiennes à l'heure.
      Ne rêvez plus Mesdames, Messieurs, Mademoiselle Ellie TamTam a trouvé chaussure à mes chaussettes ornées des armoiries de ma noble famille et qu'elle ne voulut pas m'ôter, et son cul ist für mich.

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    2. @Marie - Merci Marie pour ce doux mot de "bercer". Je prends note de la demande, je suis la secrétaire particulière de Mlle tam tam ;)

      @Mon cher Baron - Que faites vous, là, à dévoiler le sein de nos turpitudes. L'avion vous a fait monter une bulle de schnaps au cervelet c'est sur... :D

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    3. Ach ! Mein Liebe ! Je vous présente mes excuses . J'aurais du vous prévenir que j'allais écrire ici, mais vous-même, m'avez vous prévenue que vous alliez me fesser ? Et je ne suis pas le seul à dévoiler un sein.
      Eine kleine Liebkosung, mein Liebe, und prosit

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Chuis désolée mais pour l'instant je suis punie de commentaires chez Blogger, mais je me vengerais... Tu auras compris que ce n'est plus le cas, mais ça me rappelle le bon vieux temps ! :D