vendredi 28 novembre 2014

Au poil clitoridiennes !




 
Oh toi ma sœur, la guerre des poils n'aura pas lieu.
Avec les massages à l'huile d’œuf de fourmis, tu perdras tes poils sans douleur ! 
Sans doute, si tu en met dans la vinaigrette de ta salade*, perdra t-il aussi sa moustache... 





* salade de cresson, pas de fruits, jolie jolie !


mercredi 26 novembre 2014

Mlle tam tam




Mlle tam tam s’apprête. Elle glisse son doux corps parfumé dans des voiles fluides et caressants puis les recouvre d'une tenue plus opaque. Dans son grand sac, elle range avec soin ses accessoires. La voilà partie, elle sera à l'heure. 


Elle a perlé il y a deux jour ce flyer sur les fils de la toile. Plusieurs réponses lui reviennent dans la soirée. Elle s'est plongée dans l'analyse des demandes, avec circonspection, pour n'en retenir que quelques une, auxquelles elle répond favorablement.

Ce soir, il s'agira d'un homme occupé. Ses lombaires le font souffrir depuis plus d'une semaine, il peut la recevoir en soirée à son cabinet. Elle a bien précisé dans leur échange épistolaire qu'il lui fallait un lit dur ou du moins une longue table. Quand à son pseudonyme sur lequel il l'interroge, elle lui laisse entendre qu'il s'agit d'une particularité qu'elle ne dévoile pas à tous.

Sur ce, donc, ils ont rendez vous. Elle trottine sur ses bottines, fait attention à ne pas se tromper de train. Elle regarde les gens sortir entrer, le paysage défiler sans penser à rien. Elle ne se pose aucune question. Elle doit juste se laisser aller. C'est son corps qui lui dira si elle peut ou non s'occuper de cette personne. Un homme, une femme, vieux, jeune, « beau » ou « laid », ces critères n'entre pas en jeu. Quand elle la verra nue, quelle sentira son odeur, en percevra la texture, elle laissera son corps répondre, avoir envie ou non de la toucher de lui donner un peu, beaucoup, tout, instinctivement.

Il l'accueille un peu raide le visage fermé sur sa longue journée bercée par la présence de ses douleurs agaçantes, lui propose un verre qu'elle accepte. Maintenant elle prépare les lieux pendant qu'il se déshabille dans une pièce, à coté. Ils se retrouvent avec juste ce qu'il faut de gêne, lui en caleçon, elle dans la lumière faible. Il s'allonge sur le ventre, elle lui glisse un coussin sous le bassin afin qu'il ne cambre pas plus, même si elle est menue, quand elle s’assiéra sur ses cuisses. Elle ne va pas le toucher tout de suite elle commence par lui mettre un masque et le caresse avec des objets de massage pour le distraire. Elle termine de le dénuder et s'installe sur ses cuisses.

Elle est très concentrée, ses mains vibrent. Elle verse un gel frais et les laissent parcourir la peau, glisser, palper, pincer, appuyer, très vite elle s'étire et ses seins moelleux participent. Elle est partie, sa bouche embrasse, son ventre ondule sur les fesses détendues. Elle se redresse, les regardent attentivement et les claque une fois, puis deux fois, dix fois, on ne compte plus. Le son est parfaitement juste, elle ne ressent aucune douleur aux mains. Comme fascinée par cette chair qui bouge rosie et répond si bien, Mlle tam tam n'a aucune envie d’arrêter...



Ils lui a écrit . Ses lombaires ne le font plus souffrir. Il a passé une très courte, mais bonne nuit. Il serait très heureux si elle pouvait prochainement lui accorder d'autres rdv. Mlle tam tam est quelqu'un sur qui on peut compter.






lundi 17 novembre 2014

Abécédaire


Tu veux écrire de petits messages privés, au bureau, à l'élue de ta main, comme :
- Tu mérites une bonne fessée déculottée devant tout le monde ! -
mais tu ne veux pas que Duschmoll et Dushmollette, tes voisins d'open space, puissent les lire par dessus ton épaule ? No problèmos, utilise cette discrète police de caractère.



 dessin - Hyemi Jeong
 
Une petite pointe de rouge dans tout ce gris... 

Ah mééééééééé, ça me rappelle qu'un site de charme m'a contacté pour que j'essaye ses dessous, ses sex toys et que je te fasse part de tous bon plan, moi qui n'ai même pas un canard, mais des tas de guêpières. N’empêche y avait même un petit jouet genre - boules de geicha vibromachin telephonocommandable ! Faut que je reflechiZzzzzzzzzzzzzzzzzzz...


J'aime la fessée quand elle est bien fête !


mardi 11 novembre 2014

Remembrance attachante


pécho sur le net


Son nez glacé dépassait du drap dans ce lit grand comme un navire. Droite comme un cadavre en boite, elle regardait les gouttes claquer la grande fenêtre de la chambre sous les toits, écrasée par un amoncellement de couvertures et de couettes. Ça mugissait dans les conduits à croire que la toiture, déjà dans un sale état d'après le couvreur, allait s’envoler.

Elle songeait à la cérémonie qui avait eu lieu en bas et dans le jardin en proue sur la mer, par une journée cadeau des dieux question soleil. Le lendemain il avait plu comme vache qui pisse et tous les invités avaient fuit sur Paris. Ils avaient pu rester, comme aujourd’hui, pouillés dans les draps de la grande chambre du haut. Une semaine à jouer au bilboquet, pincer, fesser, hurler, faire des bébés durant ce voyage de noces, en lit nuptial.

Fallait vraiment être mordu pour revenir ici l’hiver ! Personne n'avait pensé à la commande de fioul et la grande baraque prenait le vent de partout... Pour le coup, assise sur le parquet, elle ne s'était pas brûlée le dos quand il l'avait attachée menottée au gros radiateur en fonte, bras et jambes relevés pour mieux la réchauffer au feu du bois de noisetier. Mettre le feu à sa cheminée...

photo - China Hamilton




Le 26 octobre la Team Ecriture recevait ce message de Marie Tro
Chers contributeurs à la Team Ecriture, 
En accord avec Venise, notre chère instigatrice, je vous propose le thème suivant pour une petite histoire :

« Cette histoire se passe en bord de mer, un jour de pluie »
J'aimerais ajouter à cela trois mots, dont vous pouvez user comme bon vous semble. Soit vous les intégrez dans le texte, soit ils donnent une tonalité à l'histoire, par exemple
Voici les mots : voyage de noces, boite, mordu
vous avez jusqu'au 9 mais en fait on a eu jusqu'au 15 ;).  
Passez par chez Marie pour les liens avec toutes les participants.


mercredi 5 novembre 2014

Petites manies enfantines

pécho sur le net




Cette illustration me rappelle un livre d'enfant que j'aimais beaucoup. C'était l'histoire de deux petites filles qui habitaient la même maisonnette genre cottage. Y en avait une très sage qui faisait tout bien qui déchirait pas son tablier qui était toujours bien coiffée qui prenait le thé avec ses poupées... Très chiante la fille. Et puis la vilaine, toute crottée toute décoiffée qui torturait ses poupées... comme moi et ma copine !... Maintenant que la fessée est interdite, je me demande à quoi certain(e)s vont pouvoir jouer avec leur poupée ? T'es pas inquiet(e) ?




pécho sur le net

 Au début je croyait qu'il bouquinait la tête dans le frigo mais en fait non. Il se tape une plaquette de chocolat en gants blancs. Ou va se nicher la perversité de nos jours ! Toi aussi tu piquais du chocolat ?