dimanche 27 juillet 2014

prude homme


Un ancien texte sans éditeur, de chouettes souvenirs sans écume

pêcho sur le net


Renversement de marée.


Il est allongé de tout son long, mon grand Cyprès si loin comme je l'appelle. Nu sur le lit à mes cotés, le visage dans l’oreiller :

   - Fesses-moi, s’il te plaît...

Je ne suis pas sur d’avoir très bien entendu. Sa voix est sortie comme étouffée. Je me redresse légèrement vers lui :

   - Pardon ?
   - Fesses moi, s’il te plaît.

Il a légèrement tourné la tête à gauche. Son regard est à peine ouvert, il m’observe caché derrière ses cils noirs, épais. Alors je m’assois silencieuse. je regarde son grand dos blanc imberbe, ses fesses rondes et duveteuses, ses longues jambes et ses pieds abandonnés. Ma main si petite, par rapport à lui, se lève et frappe. A droite puis à gauche. Il n’a pas bougé. Je me colle contre son torse, mon bras gauche enserre sa taille pendant que je regarde ses fesses qui maintenant, à cet instant, m’appartiennent.

Je m’étonne moi-même, l’idée de m’en occuper, sérieusement, intensément ne me rebute pas, l’idée m’intéresse. Peut être parce qu’il m'a beaucoup donné avant ? Peut être parce qu’on joue à découvrir ensemble ?

Je me concentre sur le bruit des claques qui claquent. Pour que la claque soit bonne, il lui faut un joli son qui sonne, pas de ces claques sourdes, sans vibration. Comme c’est la première fois, elles ne sont pas toutes réussies, mais je m’applique concentrée, et c’est de mieux en mieux. Ses fesses rougies ondulent, ses mains veulent les protéger mais je les attrape et gronde doucement un :

   - Veux-tu bien rester tranquille ? Je continue par des variantes deux, deux, j’observe, curieuse.   Mais très vite il souffle :
   - Stop !
   - Déjà ?

J’arrête, creuse un baiser sur ses fesses en enfouissant mon museau dans leur chaud tendre moelleux et me rallonge. Il se soulève sur les coudes, pour m’embrasser. Et moi, je regarde son sexe qui s’exprime. Ce que c’est bavard le sexe des hommes ! …Il se cambre en arrière et jette un coup d’œil sur ses rougeurs. Je ris de sa petite coquetterie.
Brève D’Ellie - 8 - Septembre 2010 


 
 pêcho sur le net



spéciale dédicace à Brigit

mardi 22 juillet 2014

parfum de femme

Celebrity hairstylist Danilo shot by Chris Nicholls, for Flare Magazine


« la curiosité excite le désir plus encore que le souvenir du plaisir »

Anatole France. 
(donc pas juste le gars qui passe devant vous en sautillant, le cardio en bandoulière)



Je me vois à la crêperie, la plus ouf de toute l’Armorique, décortiquant la carte et reprenant, une fois sur deux, la même galette de blé noir. Devant les bacs de chez Bertiti en l'isle certifiant - Tout, mais de toutes façons fraise des bois, si y a... Et puis j’entends aussi, rouge essoufflé, allongée sur le lit, ce râle de mâle, coureur du 7 à 77 ans – Nom de dieu ! Je ne me souvenais pas que c'était aussi bon !... Ah bon ? Moi si. Parfaitement ! C'est pas pour rien que je suis reviendue, tiens !

Et c'est là que je me dis que nous les filles ça sert à rien en fait qu'un mec nous ai dans la peau, pour en croquer à volonté. Non, non, vaut mieux changer son parfum pour encore l'attirer...



Si jamais vous en croisez un,
 qui ne veut pas, lui, que vous changiez de parfum, 
n'hésitez plus, 
mangez le entier, tout cru !



dimanche 13 juillet 2014

sceau érotique



L Ôte L.

(regardez comme la jarretière est délicatement coordonnées aux talons hauts à bride)



Le lit posé comme une île, ponctué de deux tables de nuit. En face, une armoire poussée dans l’angle de la fenêtre à rideaux. Au sol, ne reste qu’un maigre serpentin de moquette qui semble rattacher l’ensemble de ce curieux garde meuble. La chambre d’hôtel a ceci de particulier qu’elle ne ressemble en rien à la votre, jamais. L’homme debout qui attend, ne ressemble pas au votre non plus, d’ailleurs…. !

Petit ou grand, mince ou gros, emprunté ou assuré, d’écritures en rencontres, il est là pour vous fesser. Et vous ? Vous êtes là pourquoi, exactement… ? Un début d’incrédulité floute votre réalité. Ce n’est pas le fait de votre première fois et c’est pourtant comme si. Et chaque fois, c’est l’effet d’une toute première fois…

Il s’avance, vous parle. Vous répondez en biais, décérébrée, en vous heurtant aux meubles trop présents, aux murs trop serrés. Puis sans envoyer d’invitations, il capture votre regard et vos deux épaules et fermement mais sans brutalité vous entraîne au bord du lit sur lequel il s’assoit en vous basculant, couchée sur le ventre, en travers de ses genoux. Commence alors par les premières fessées, le lent et pétrifiant mouvement de l’appropriation.

Bientôt le pantalon glisse sur les cuisses, la tunique est relevée sur le haut des reins. Les ballerines, suspendues aux orteils, chutent. Ne reste sous les claques de sa main sèche qu’une fine culotte orange dans l’élastique fragile de laquelle vos doigts crochètent quand il annonce qu’il va falloir, maintenant, vous la retirer….


Sous son insistante sans faille, elle vous échappe et glisse le long de vos jambes, vous quitte rapidement, aidée par vos mouvements désordonnées, sans même que vous ne vous en aperceviez. Et sur vos fesses offertes à présent comme deux amandes pelées, lui fait connaissance de leur grain, leur chaleur, leur ‘vivant’.

Il claque fasciné, envoûté, n’en doutez pas, par cette incroyable occasion, hors de toutes conventions sociales ou morales. Et vous dans un autre bonheur, vous recevez en priant pour que ne s’arrête jamais ce balai des émotions, cet aspirateur de sensations. Vous vous laissez, toute étonnée, ouvrir entière à toutes perceptions nouvelles dans cette danse, le ventre nu sur le tissu de son pantalon, votre nudité explorée.

La honte de se montrer a fondu et la honte de tout ce plaisir que vous ne pouvez cacher, s’installe dans votre exhibition, la façon de vous offrir. Les rires et les réparties se sont absentés. Petit à petit, vous pénétrez ensemble le silence des plaisirs. Quel supplice intense et tenace de vous laisser submerger par le pouvoir de votre corps. C’est lui qui s’exprime maintenant, c’est lui qui tel les otelles des boucliers couchés des vaincus, se cambre, s’écartèle.

Le plaisir lèche et gagne sur les plages de mes pernicieux penchants. Quand il s’interrompt et me redresse éperdue, les fesses cramoisies, le cul en feux, le cœur étourdi, la puissance des émotions hypnotiques en lecture sur son visage ne sont que le reflet troublant des miennes, effrayantes, que je ne veux pas lire. Et perdue, je fuis…


Ellie C. - Avril 2011







mercredi 9 juillet 2014

crochetée


Les surprises c'est pas vraiment mon truc. Sur 10 y en a pas loin de 9 mauvaises. C'est mon pourcentage à moi. Mon amoureux se débrouille pour jouer régulièrement dans le 10 % restant... C'est peut être ça les amoureux hein ? !

Il m'enlève le bâillon tube de la bouche, détache le bas noir, 70 deniers, noué sur mes yeux et je le vois, le cadeau ! il est lisse, grand, magnifique, vachement design !!! J'ai les yeux brillants d'excitation. je m'extasie :




  Waaaaaaaaaaaouh ça ferait un superbe porte manteau ! Mais si regarde … !


Et lui, pense sûrement que j'ai un petit camion dans la tête, comme il dit. Moi, à qui il vient tout juste de libérer l'anneau en bout de tige, de sa chaine, et d'extraire l'objet du heu... troufignon ?






dimanche 6 juillet 2014

bourgeon



Sur les badines cinglantes restent parfois 
les bourgeons desséchés griffeurs de chairs



Mais le Bourgeon, dont il s'agit ici, est l'auteur de l'extraordinaire BD des Passagers du Vent, et de la non moins fantastique histoire des Compagnons du Crépuscules.

Pour avoir volé des lapins et autres prises dans les pièges du chevalier, cette chipie de Mariotte, elle même prise au piège, se fait fesser du plat de l'épée. Stoïquement suspendue par les pieds, sa moue boudeuse et son geste de pudeur maintenant sa robe devant son devant, alors que ses cuisses, ses fesses, et le haut de ses reins sont entièrement dénudés, la rendent totalement craquante.


François Bourgeon - les compagnons du crépuscule vol 1 - Le sortilège du bois des brumes