mercredi 18 juin 2014

la pelle du 18 juin


Play with me - V.Richeux


On parlait de ça, des jeux dans les clubs. De qui y avaient été ou pas. Ce que chacun y avait trouvé ou pas... J'essayais de me souvenir comment c'était venu pour moi. Pas de moi ! Comme d'habitude c'est pas d'ma fauuuute :D Non mais ce n'est pas dans mon caractère. J'ai un coté rêveur et attentif de sainte (tous le monde vous le dira). Je suis une réactive. Je ne lance pas l'occasion. Je la saisis, me met à courir à toute blinde, l'occasion coincée sous le bras, et je marque l'essai.

Oui alors, revenons à nos moutonssssssssss... C'est lui qui m'en a parlé - Un jour, je vais t'emmener chez C&C pas C&A ne pas confondre c'est pour ne pas faire trop de pub non plus, qu'on s'y retrouve tous, et puis il n'ont pas d'Irish, mais des fraises Tagada - Un jour je vais t'y emmener, tu recevras une fessée devant tout le monde... - J'ai une manière assez particulière de signifier mes accords affolés, je fais semblant de ne rien avoir entendu. Et puis parolééé parolééé parolééé...J'imaginais des caves voûtées avec des gens déshabillés de chaînes, une sorte de grands silence et sur moi un regard  "c'est pas pour toi arrache-toi d'là, t'es pas d'ma bande" Bref, ça faisait bien le yoyo entre ma tête et mon estomac. Et puis un jour alors qu'il venait de m'en coller une pour changer, il s'est levé et m'a dit - c'est aujourd'hui dimaaaaanche c'est la fête à ma tanteuuu !


- C'est aujourd'hui !
- Quoi aujourd'hui ?
- Aujourd'hui, je t'y emmène.
- Oh non...
- Oh SI  !


Oui, j'y suis retournée mais pas trop souvent pour garder cette émotion d'y entrer. Peut être deux fois par ans et toujours avec lui. Si un jour l'envie revient trop forte, il est possible que je descende seule l'escalier de la cave pour le vivre encore différemment... Peut être, si j'ose imaginer en ressortir non accompagnée et reprendre pied sans me perdre ... ce que je ne suis jamais arrivée a faire sans un câlin de compêt !



J'ai écrit une brève de cette première fois que je te colle ici si tu ne l'as pas lue ailleurs.



Souterrains de soi, sauvage
(Brève d’Ellie – 13) 


La porte est discrète, voûtée, en bois, avec son judas grillagée. Elle vous dit - Ce n’est pas ici ! Ce n’est pas moi ! Mais sur le mur, en haut à droite, caché par la descente d’eaux pluviales, le macaron de licence la dénonce.

Il sonne, on ouvre. Vous entrez et descendez le petit escalier rugueux. Dans la cave parisienne, en chair, vous y êtes. Vous vous approchez du goûter ‘bonbons biscuits et chocolat’ vous buvez du soda. Il se redresse et vous bouscule-bascule en demandant s’il peut vous fesser, ici, devant le monde !...Plus tard, il vous entraîne dans d’autres colimaçons…

Sur la croix de st André, les attaches de cuir serrées sur leur dernier œillet sont trop lâches. Vous glissez vos poignets dans les bracelets et cramponnez la barre du haut, le nez dans le bois. Les yeux contractés, vous entendez le froissement des vêtements des visiteurs. Lui se glisse derrière vous, met la jupe à terre et d’un coup vous dépiaute de vos collants de votre culotte. La chemise remontée haute sur les reins, il vous fouette de sa cravache, il vous claque de la main, pendant que l’afflux de vos sensations vous fait cambrer, tend la poitrine et renverse votre visage. Les mains crispées desquelles toutes vos vibrations s’échappent pour aller nourrir de leur sève, la croix…

Il vous tient serrée et quand il arrête, vos deux respirations haletantes s’unissent. Vous le savez, vous le sentez, indiscutablement vous êtes en offrande. Pendant que votre cœur bas lourd que votre respiration vous échappe, vous leur montrez à tout ces autres qui valident de leurs regards, la réalité de votre position, de vos émotions, que vous faites parti des leurs. Rarement vous n’avez ressenti, aussi fortement, l’impression apaisante d’être à votre place.

Sous les compliments des beaux messieurs, il vous emporte rapidement loin du lieu de vos ivresses qui ne demandent qu’à s’amplifier. Mais lui vous guide, vous protège de votre ‘prêt à tout’, du ‘très loin’, du ‘trop loin’, s’il l’avait voulu, sur le grand lit de la grotte sombre…

Il faudra vous souvenir, malgré l’impression de rêve fou qui vous fait flotter les jours suivants, de votre profonde joie, de votre fierté à ce moment là. Ne les reniez pas, elles font parties de vous, maintenant.
Septembre 2011






14 commentaires:

  1. C'est quand même incroyable, ça, quoique je lise, en ce moment, je retombe systématiquement sur ce double C. Je me suis d'abord dit que c'était de ma faute, que je focalisais, que j'orientais mes lectures... mais NON ! Et ensuite, on viendra s'étonner que ça me gratte, que ça me démange, que ça me monte à la tête !

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  2. Que ça te monte à la tête ? :D !
    Jen ai déjà parlé chez Agramant sur le Blose quand tu étais un ptit oiseau, je t'avais même absolument INTERDIT de lire ce post étant donné qu'a peine j'avais mis un dessin de shibari suspendu ça t'avais déjà donné envie d'essayer !!!

    Si tu vas aux gouters ( un 'si' tout ce qu'il y a de... quand, très bientôt surement ;) ) sache que l'ambiance n'est jamais deux fois la même et que si tu n'as pas envie de tout savoir, de tout voir pour bien rester dans la bulle de tes plaisirs sans les salir, prend le temps de revenir avant d'ouvrir les yeux , au cas ou, comme moi, tu pars les paupières clauses...

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    1. Oh, oui, je me souviens très bien ! C'était hier, pourtant j'ai l'impression que cela fait beaucoup plus longtemps !
      Ceci dit, je sais que tu sais - comme tout le monde sait ici, d'ailleurs - que les interdictions ne sont pas faites pour être respectées ! (Enfin, la plupart (a) )
      Et puis, tu avais mis ça à la suite d'une autre anecdote dans le même post... mon cerveau n'a même pas eu le temps d'enregistrer qu'il fallait que j'aille me coucher que mes yeux avaient déjà tout lu... !

      Oké, je note de prévoir un bandeau pour les yeux ;)

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    2. Que cela soit un très beau moment pour toi. :)

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    3. Ah ben t'es frénétique aussi ! Merci :-)

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  3. S'ils n'ont que des fraises tagada et pas de carambar, pfff, ça vaut pas le coup.

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    1. Il y a eu des nounours chocolats guimauve mais juste une fois... T'inquiète Mikounet on va trouver un autre club ! Le J&B par exemple !

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  4. Mais jusqu'où ira t elle? On sent comme une nuance de (re) gret....(bof, 2/10 pas plus...!) le grand lit de la grotte sombre.
    A part ça, je suppose que c'est l'émotion de repenser à ce moment, mais c'est truffé de fautes d'orthographe! Y a du relâchement là. Enfin, moi je dis ça, mais je dis rien....Enfin, c'est pas pour dire, y a pas à dire, y a rien à dire...c'est ce que je dis toujours.

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    1. Ben si y a quelque chose a dire ! Je passe une annonce la première de ma vie - j'veux un fesseur siamois de Pivot ! ! !

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    2. On peut s'inscrire? la liste d'attente est où? Je me présente... Je suis beaucoup plus jeune que le Pivot en question, j'aime aussi beaucoup la langue....la langue française, et la bonne bouffe, je déteste les fautes d'orthographe, et...euh ...j'ai une dent sur pivot! Ca peut le faire?
      Jouisseur comme je l'imagine, ça m'étonnerait bien qu'il n'ait pas un jour ou l'autre tâté de cet ineffable ( de La Fontaine) plaisir de fesser un joli petit cul.

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    3. Inscriptions ouvertes faut que je fasse des progrès rapidos, j'ai un boulot d'enfer en vu ! ;)

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  5. Misty frénétique du postage18 juin 2014 à 22:53

    "J'ai une manière assez particulière de signifier mes accords affolés, je fais semblant de ne rien avoir entendu."

    Particularité partagée ^^

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  6. Le pivot, c'est pas une drogue ça ?

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  7. Le pivot je ne sais, la dictée oui ! :D

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Chuis désolée mais pour l'instant je suis punie de commentaires chez Blogger, mais je me vengerais... Tu auras compris que ce n'est plus le cas, mais ça me rappelle le bon vieux temps ! :D