mardi 6 mai 2014

Oh ma douce souffrance



pécho sur le net

" Les retrouvailles... Il la plaquait contre la porte, elle sentait le bois froid contre son dos. Elle ne bougeait pas, ne le caressait pas. Il s'occupait d'elle. Tout dans ses gestes la menaient ailleurs. Il la dénouait, la rendait à elle même. Souvent réfléchissant jusqu'au vertige à la nature de ce lien qui les attachait, elle revenait à ce cadeau (peut être involontaire) qu'il lui avait fait. Elle même."...

..."Ils s'aimaient trop, disait il. Jamais trop, disait elle. Et ils recommençaient. Et le bruit de sa main sur sa peau contenait à lui seul tout l'amour dont ils étaient emplis. le bruit de sa main, le sifflement mat de la ceinture qu'il défaisait lentement, d'abord la boucle puis le glissement feutré du cuir sur le pantalon, et le claquement sec dans l'air, devant lequel elle apprit si vite à danser. D'où lui venait ces obéissances, de quel endroit silencieux tirait elle ces douleurs ?
 
Expiation : souffrance imposée ou acceptée à la suite d'une faute et considérée comme un remède ou une purification.

Mais s'agissait il de cela ? Elle croyait plutôt à un besoin de marquer plus fort cet attachement qui les nouait.Et lorsqu’elle repartait vers d'autres lieux, ceux de la vrai vie, elle emportait avec elle les preuves irréfutable de leur amour. Elle déchiffrait alors tout un alphabet dont les lettres se lisaient en taches sombres sur sa peau violentée..."

Catherine Guillebaud - Amants



J'ai du lire ce livre il y a une dizaine d'années. Je l'ai retrouvé sous mon lit avec d'autres, il y a quelques semaines (y a des tas de trucs sous mon lit et même de la poussière !). Je l'ai relu et me suis dit - C'est dingo comme quand on ne "veut" rien voir, on ne voit rien ! Dans la vie, si on est pas prêt, inutile de se fendre d'un foulard sur les yeux.



21 commentaires:

  1. "le claquement sec dans l'air, devant lequel elle apprit si vite à danser. "
    Si je relis...et relie (oui, je sais, l'orthographe, c'est pas ton fort!) tes deux derniers post, dirais-tu qu'il t'arrive parfois de danser avec les loups?
    Outre la référence cinoche, ça me rappelle une vieille chanson de Reggiani....voilà qui ne nous rajeunit pas!!!!

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    1. On m’appelait charmante Kevinette ;)

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  2. Superbe texte, très belle écriture.
    Il est toujours rassurant de se dire que d'autres pensent comme vous, qui ont eu la franchise de jeter leur passion "déviante" à la trogne du monde... Comme nous le faisons nous aussi.

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    1. J'ai un peu de mal à imaginer que vous ayez besoin d'être rassuré....surtout sur ce sujet....Une parcelle d'âme d'enfant pris en faute parfois les doigts dans....le pot de confiote? en toute amitié....

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    2. Heureusement, je ne relie pas encore les mauvais bouquins, c'est que je ne suis qu'une fausse maso...

      Elle n'est pas trop dans le trip de la purification, plus dans les marques d'attachement... Moi je suis sur les deux coups

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  3. Ah, c'est beau, c'est sûr ! Cela dit, je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire en lisant le titre ! C'est Farore qui va être contente ! (si elle passe dans le coin ;-))

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    1. ah ah ah, j'étais sur que tu allais écrire un truc comme ça.
      Bref oublions le choix musical :p

      très beau texte Ellie, merci de nous le faire partager. :)

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    2. Y en a d'autres ici qui ont écouté Indila en boucle ? :D

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    3. En boucle...de ceinture bien sûr?

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    4. ...Ou en accroche cœur ? :)

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    5. @Farore : Cherche pas, ça va te poursuivre longtemps :mrgreen:

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    6. @Misty : Tu parles dans 6 mois ( et je suis sympa ), tout le monde aura ( ENFIN ) oublié qui est la demoiselle... Et elle ira voler voler voler et danser danser danser loin loin loin des mes oreilles :p

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  4. J'aurais dû dire : "agréable"... En effet, je suis "rassuré" depuis assez longtemps !...

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    1. C'est quoi "assez longtemps" Parrain ? "Père Waldo raconte nous une histoire" (regardez comme je suis sympa je vous file gratos un sujet d'enfer pour votre blog !) :D

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  5. Par hasard, tu n'aurais pas retrouver mon masque de loup sous ton lit ?

    C'est urgent, j'ai une audition pour un film.

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  6. Oui, j'ai trouvé un loup noir aux yeux fendus, sous mon lit.Vient m'offrir un Irish que je te le rende ! ;D

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  7. J'ai regardé le clip et j'ai vu surgir ma fille me demandant si j'aimais ce morceau, je me suis empressé de mettre la vidéo en plein écran, oups.
    (Moi, ça ne m'a pas écorché les oreilles, elle a une jolie voix, l'air est assez entraînant dans la lignée des comédies musicales qu'on nous sert en ce moment.) Et le texte, délicat, évocateur... je comprends qu'en le lisant vite, le sens précis nous échappe !

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  8. Ahahaha ! Pécho à écouter Indila !

    J'aime cette façon de chanter ondulante comme une danse, justement ;) , comme on peu bouger glisser quand notre corps trouve un "frère"... C'est vrai que l'accompagnement fait assez drama comédie musical genre le bossu de notre dame :D

    Je me suis bien acharnée à repiquer cette vidéo, et pas l'autre, parce que je trouve que les films d'animation qui accompagnent les chansons sont souvent assez chouettes : poésie humour surprises...

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  9. "Il la dénouait, la rendait à elle même....".
    Cette phrase est très belle.

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  10. Oui ! Lune rouge :) Et vrai ! Profondément ce que je ressens, aussi, quand - " Il s'occupait d'elle. Tout dans ses gestes la menaient ailleurs..."

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  11. Oh oui, moi j'ai déjà écouté cette chanson en boucle !!
    Tiens je recommence et hop :)))

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Chuis désolée mais pour l'instant je suis punie de commentaires chez Blogger, mais je me vengerais... Tu auras compris que ce n'est plus le cas, mais ça me rappelle le bon vieux temps ! :D