samedi 31 mai 2014

éloge de l'ombre

photo - kipling - shadow


la part d'ombre qui en chacun de nous tressaille et vacille, structure les espaces de nos fantasmes, derrière les paravents de nos pudeurs et de nos paradoxes enfouis.

Et sinon cette jeune femme toute mince n'a vraiment pas de chance. Punie de magazines féminins mai - juin, sur les recettes du "comment perdre les trois kilos maillot de bain"... Sinon restera quoi pour la fessée ?



Un croc de ma part d'ombre rien que pour toi : J'entretiens mes rondeurs depuis toute petite en suçotant des trucs comme ça. J'ai du passer au tube, ils ne font plus les berlingots. Je ne sais même pas pourquoi...?



samedi 24 mai 2014

fesses des mères


Un cadal*, des cadeaux !
(grouillez vous c'est demain...)


Jac_Bowie_By_Alexia_Sinclair


J'adore sentir que personne ne s'en est préoccupé,
que tous le monde commence à faire des messes basses à 11h45 le dimanche
et que je me retrouve avec un bouquet tout pourrit parce que c'est le dernier du fleuriste dévalisé.
Je vous assure, toutes ces fêtes ont été inventées pour créer des sources de conflits familiaux terribles !
...

Je lui ai offert un porte clefs Hello Kittus. Il  m'a dit :
"Si tu penses me circonvenir !? On avait dit que tu serais punie sévèrement, tu seras punie sévèrement !"
On peut toujours essayer d'endormir... Mais j'aurais été déçue d'arriver à le soudoyer !





* Cadal - Sommeil en gaélique écossais - Mé quel blog sensible, plein de charme, de culture et de fautes d'orthographes !



En vérité j'ai eu une magnifique orchidée aux couleurs peut courantes... 
C'est terrible d'être mauvaise langue comme ça !

mercredi 21 mai 2014

la clef de là


Il y a quelques mois, je suis allée voir l'expo « The Happy Show » à la Gaieté Lyrique (ça ne s'invente pas) ! Très, très, chouette cette expo avec ses recettes à bonheurs, aux concepts subtils, comme : "Avoir peu d'attentes est une bonne stratégie"


Une autre petite note accrochée de Stefan Sagmeister (celui là qui a fait l'expo) :
"Comme tout le monde, je possède six émotions de base : la tristesse, la surprise, la colère, la joie, la peur et le dégoût. Une seule de ces émotions est positive, une autre neutre et toutes les autres négatives. C’est pour ça que je suis plus attiré par les mauvaises nouvelles que par les bonnes. On est tous comme ça, ce qui explique que toutes les tentatives de publier des journaux positifs aient échoué en quelques semaines"

Alors ça ! Ça m'a mise sur le cul ! Je déteste les mauvaises nouvelles, ça me cafarde totalement toutes ces horreurs qu'on nous déverse, dans le cornet, à la mitraillette à piapias aux infos de 7h 30. Je suis Botox Girl ! J'aimerai  un journal calme, avec de belles nouvelles. Pas juste - On a retrouvé le chat de la mère Michel - bien que pour elle ça serait chouette depuis le temps. mais de grosses bonnes nouvelles.

Du coup, j'ai réalisé que pour les blogs, ça devait être la même chose. Plus c'est l'horreur, plus y a de lecteurs ! Je me suis grattée et finalement j'ai fait comme TF1, j'ai regardé chez le voisin. Et bien le pire de tous les pires sujets, je te l'donne Émile, c'est l'amooooor ! 




 - Tu ne vas pas aimer ce que j'ai à te dire, mais faut que j'le dise : Je crois que je suis en train de tomber amoureux... (de toi )

- Hein ? (enfin je me dis ça dans ma tête). Pourquoi me dit-il cela ? Je lui ai rien fait !... Surement j'ai l'air inquiète, perplexe, figée au milieu de la rue, pendant que sa voiture démarre. Il se penche à la portière en passant et laisse tomber :

- T'inquiètes pas, c'est mon problème ! (Waaash..)


C'est qu'il y a des : "Je t'aime, lâche tout pour moi", non demandés, qui passés au google traducteur - Homme > Femme - donnent : "Je tiens à toi et à ton cul particulièrement. Si je vais trotter ailleurs, t'en vas pas, reste là, attend moi, à la porte du garageuu", non vu venir.

Si il y a bien un mot fourre tout qu'on vous lance dans la vie comme un cri, une révélation, ou seulement pour avoir la paix chez soi, c'est bien celui là. Et pourtant ça reste un très joli mot, très intimidant, tellement incroyable quand il vous sort de la gorge sous une pulsion du cœur, sans vous demander votre avis. Personne ne sais exactement ce qu'il veut dire pour l'autre, en fait.



 expo - The Happy Show - chaud


Tout ceci aurait moins d'importance si Mademoiselle Malibido n'était pas une grosse chipoteuse.
C'est pas qu'elle soit dans le trip donnant donnant, œil pour œil, dent pour dent, claque pour fesse, mais elle ne m'infuse pas le même noir désir en ne donnant pas la même clef à celui qui passe une fois ou parfois et à celui qui est là.

Mademoiselle Malibido n’entrouvrira d'ailleurs plus qu'un œil, quand "celui" va voir ailleurs, sans s'inquiéter de mes besoins bétaphysiques exigeants. Les inventissements* dans la fantaisismatique* du "nous-deux", font la grasse mat. Et cette salope finit par réduire les prestations en  reprenant en loucedé, la clef de mes projections, histoire d'éviter les désillusions de l’absence.




Bref, totale est la gruge !!! 

Y a pas quelqu’un, quelque chose à exécrer juste là, bordel de merde ? ! 

Rhaaaaaa !



* Inventissement : Inventions demandant un certain investissement dans la relation
* Fantaisismatique : Fantaisie fantasmatique ou lié au fantasme

dimanche 18 mai 2014

yo man !


Visionne moi ça, c'est juste un mauvais moment à passer...






Et puis t'inquiète, mon loup,  
nous, les filles, on sait.

En vrai, on assurera grave !



vendredi 16 mai 2014

another dream






J'ai rêvé d'une fille insupportable, ingérable, blonde, costaud, aux joues rondes et roses, qui ne voulait jamais faire ce qu'on lui disait, qui se débattait, qui finissait presque nue en posture tortue sur le sol, la vilaine.

  • Tu mériterais une bonne fessée ! lui dis je. 


    Elle se relève et me murmure
  • J'ai vendu tous mes martinets. 


    Surprise et émue par cette réponse sororale, je lui réponds gravement.
  • J'en ai plusieurs, et une cravache, et d'autres choses. Je te punirai si tu veux...


Ce n'est pas faux que de fréquenter plusieurs blogs, avec des pseudos divers, ça peut te rendre un peu schizo, mais en même temps se parler à soi, même en rêve, peut t’amener jusqu'à des réflexions "surtillantes".

Dans ce fantasme et sa réalisation, basée sur le principe librement consenti d'être fessée, qu'on le mérite ou non, il y a bien action de notre propre volonté. De là à dire qu'on se fouette soi même (pour s'assurer existante pour soi et par les autres ?), il n'y a que deux mains, entre lesquelles te remettre...









dimanche 11 mai 2014

Auzarmes

 pécho sur le net


Trognons, les trognes dessinées dans les années 1910, avec leurs grosses lèvres, leur nez rougeaud. Et la position complètement en déséquilibre sur l'arrière pour accentuer le mouvement et l'élan du bras - Complètement gazée !

A part ça, c'est très spécial de fesser avec un gros saucisson d'âne (enfin, c'est ce que je vois). Quelqu'un avait du lui piquer son martinet à enlever la boue de la capote, à celui là !

Certains instruments de cuisine font très bien l'affaire pour pousser la chansonnette. Je connais aussi l'usage du gingembre, de l'huile d'olive, des glaces et autres glaçons et fruits, dans l'art de la fessée culinaire, mais rien qui m'inspire en tant qu'instrument de percussion alimentaire.  Si t'as une idée qui transcende, te gênes pas Eugène !


Le vendredi - Avec un poisson peut être, une grosse sole ! Miam !

vendredi 9 mai 2014

le cri de l'alouette


photo / ryan-mcginley


Nous sommes assis tranquilles, au restaurant, en train d'apéroter un mélange d'alcool de figue et de jus d' orange et je ne sais pourquoi, il faut absolument que je lui fasse part de la différence essentielle entre une turlutte et une fellation (réflexion toute éllieséenne, je le concède).

Et blablablabla, je lui pointe du doigt que la turlute est joyeuse et généreuse, liée à une notion d’excitation et de reconnaissance éperdue du plaisir donné par "lui", elle découle de la gratitude de mes sens chatouillés de l'attention qui m'est portée , alors que la fellation m'apparaît plus sérieuse, sèche et commandée, comme un avant prélude, sous la forme d'un "agenouilles toi, prends moi dans ta bouche, pendant que j'imprime à ta nuque le mouvement et le rythme que je désire".

En gros j'exprime clairement le fait que je ne suis pas sensuellement fellation, mais turlute à fond. Du moins, j'essaye de confirmer que j'éprouve peu de plaisir à être contrainte à cette caresse, par contre, si mon corps, tout entier envahi par une faim irrépressible de cette caresse, descend sinueusement sur son torse, la fleur de ma bouche à la rencontre de sa hampe, parcourant son ventre et le haut de ses cuisses, à l'écoute de ses... , c'est une turlute, et que décidément, je ne suis qu'une soumise en papier de soie coquelicot.
 
Toute cette analyse, profonde et jaillissante, s'éteint calfeutrée dans ses "chuut, chuuuut" susurrés, toute jubilation benoîtement camouflée, quand il perçoit l'arrêt des conversations de proximité et que certaines oreilles poussent façon lièvre sauvage, chez nos voisins de table ... Ça y est, je me souviens du nom de cette boisson, c'est une boukha !



Ou une bonne sucette, par exemple !

Stanley, interdiction de la piquer ici, avant d'avoir collé une nouvelle fessée !

mardi 6 mai 2014

Oh ma douce souffrance



pécho sur le net

" Les retrouvailles... Il la plaquait contre la porte, elle sentait le bois froid contre son dos. Elle ne bougeait pas, ne le caressait pas. Il s'occupait d'elle. Tout dans ses gestes la menaient ailleurs. Il la dénouait, la rendait à elle même. Souvent réfléchissant jusqu'au vertige à la nature de ce lien qui les attachait, elle revenait à ce cadeau (peut être involontaire) qu'il lui avait fait. Elle même."...

..."Ils s'aimaient trop, disait il. Jamais trop, disait elle. Et ils recommençaient. Et le bruit de sa main sur sa peau contenait à lui seul tout l'amour dont ils étaient emplis. le bruit de sa main, le sifflement mat de la ceinture qu'il défaisait lentement, d'abord la boucle puis le glissement feutré du cuir sur le pantalon, et le claquement sec dans l'air, devant lequel elle apprit si vite à danser. D'où lui venait ces obéissances, de quel endroit silencieux tirait elle ces douleurs ?
 
Expiation : souffrance imposée ou acceptée à la suite d'une faute et considérée comme un remède ou une purification.

Mais s'agissait il de cela ? Elle croyait plutôt à un besoin de marquer plus fort cet attachement qui les nouait.Et lorsqu’elle repartait vers d'autres lieux, ceux de la vrai vie, elle emportait avec elle les preuves irréfutable de leur amour. Elle déchiffrait alors tout un alphabet dont les lettres se lisaient en taches sombres sur sa peau violentée..."

Catherine Guillebaud - Amants



J'ai du lire ce livre il y a une dizaine d'années. Je l'ai retrouvé sous mon lit avec d'autres, il y a quelques semaines (y a des tas de trucs sous mon lit et même de la poussière !). Je l'ai relu et me suis dit - C'est dingo comme quand on ne "veut" rien voir, on ne voit rien ! Dans la vie, si on est pas prêt, inutile de se fendre d'un foulard sur les yeux.



dimanche 4 mai 2014

sweet hand

 Guido Daniele


xy - J'ai la main douce.
xx - Certainement bénéficie t elle de la crème sur le cul de la fermière ?
xy- Nullement, ma main est douce, au naturel.


... Comment en sommes nous arrivé là ? Nous nous sommes rencontré, pourtant. Et on ne s'est même pas serré la main ? Ce que c'est que d'aller trop vite. On se claque la bise tout de suite et c'est comme cela que l'on oblitère une masse d'informations absolument colopitales !!!  

A t'-il la main moite, la main molle et incertaine, la main chaude, froide, sèche, sale, dure, distraite, joueuse, broyeuse et sans aucune empathie pour nos petits os fragiles, parfois sertis de bagues, ou, main-tenante, enveloppante, accompagnante, et subtilement directive ?

Fais un nœud à ta petite culotte, même s'il doit te la piquer juste avant, mais n'oublie pas de lire les lignes de la main qui peut te zébrer nue, demain !


jeudi 1 mai 2014

Avril ne te découvre pas d'un fil

C'est heureux, c'est le mois des gros "bâches", pour moi. Ça a commencé avec la naissance de ma Sister et depuis ça ne s'est presque jamais démenti, sur l'ensemble des déclinaisons des thèmes de la vie. Avril, mon mois de maso.



Mais aujourd'hui, c'est : Méfait ce qu'il me plaît. Je retourne en forêt !


 Photo - Gilles Berquet - Mïrka


Et maintenant, tout de suite, un extrait des histoires Délicieuses qui a exactement le même titre que ce post (Incroyable, non ?) Et que tu pourras lire dans son intégralité ici, si ça te branche ... (branche / forêt,  tu fagotes ? ;)



Avril ne te découvre pas d'un fil... 
(les mots pour frémir) - Extrait


"... Retour par la longue départementale, qui traverse la forêt, juste avant la fermeture pour l’entrainement des chevaux. Je roule doucement, la fenêtre ouverte. Je suis seule. Sous les rayons bas du soleil, le sous bois se révèle et l’odeur d’humus chauffé, qu’il exhale, me chavire. 

La voiture décide de s’arrêter. Elle crachote puis se laisse glisser sur le bas côté. Elle me fait le coup de la panne d’essence, aucun doute. Je m’extirpe perplexe. Charlie a-t-il eu la bonne idée de laisser un bidon dans le coffre ? J’ouvre celui-ci, joyeux foutoir, peut être tout au fond ? Je grimpe et accroupie, farfouille. Je n’entends rien venir, quand, une ombre, sur moi, se pose. Je me retourne surprise. Un homme me regarde à contre jour, sa voiture garée un peu plus loin. Silencieux, il tend la main et m’aide à sauter du coffre. Catastrophe, c’est le butor du rond point. Je déglutis (peut être, ne m’a-t-il pas reconnue ?).

- Comme on se retrouve… (et siiiii !)

- Heu, voyez-vous, je pense, que j’ai un petit problème d’essence…

- Ah oui ?... à mon avis vous n’avez pas, qu’un petit problème d’essence, si je puis me permettre ! grince-t-il sans aménité

- Vous ne m’en voulez pas trop, pour tout à l’heure ? dis-je avec un brin de désinvolture pour ne pas trop alourdir l’ambiance. Je ne suis pas exagérément rassurée. Je le sens, un soupçon colérique, un tantinet imprévisible - Vous savez, cela n’avait rien de personnel, c’était juste une question de contexte, d’opportunité ….

Lui, cocotte minute vapeur. Sa soupape siffle agressif :
- Non mais, vous vous rendez compte de la manière dont vous vous êtes comportée, j’espère ?... Vous vous êtes comportée comme une vraie petite peste ! Voilà comment vous vous êtes comportée et les petites pestes, moi, je leur donne de belles déculottées ! 




Ilhwa Hong


Que le Diable m’embroche, Les Mots Magiques ! Les Mots Hypnotiques, échappés de mes rémanences inavouables. Je rougis. Je défaille. Je décolle. Je lévite. Je vais me nicher tout en haut d’un arbre. Je regarde. J’assiste cramponnée.

Il me jauge… Je n’ai pas tiqué. Je n’ai pas pris mes cliques et mes claques. Je ne fais pas ma mijaurée. Ça n’a pas l’air de me tordre le nez… Je suis là, tête baissée à écouter ses mots, attentive, l’œil et l’oreille écarquillés, la bouche légèrement ouverte, aux aguets. Il sent, qu’il a ferré, ce n’est pas le moment de tout gâcher. Un peu de doigté, il s’agit de ne pas rompre le fil.

Il sait, que malgré l’envie, qui me crève, à l’évidence, à la moindre ouverture, j’en profiterai pour me laisser filer, qui sait même, me rebeller, la donzelle !

Il me tourne autour, en laissant gonfler sa colère, sa fébrile impatiente, son désir péremptoire - maintenant tout de suite - difficilement contrôlable. Il me les souffle dans le cou, me les injecte sous la peau, que je sois intimement convaincue, que je n’ai déjà plus aucune alternative, que je peux, décidément, me laisser aller à mon émoi, à mon affolante envie d’appartenance que son désir déclenche.

Il me dit ses petits mots doux, ses petits mots d’amours. Et la petite Ellie, elle frémit, elle flanche, elle tremble dans sa culotte, elle trempe même, ce n’est pas tout les jours, qu’on en entend de cette qualité… Lui, continue à susurrer, les dents serrées, ses - Je vais vous fesser avec soin. Traiter votre petit problème d’irrévérence, comme il se doit. Aux petits oignons, je vais vous rôtir. Vous m’en direz des nouvelles. Vous allez vous régaler, vous pouvez me croire !

Elle se sent enveloppée, Ellie, ficelée, enrubannée. On a des petites attentions, des petites gentillesses sucrées-salées, pour elle. Elle en perd la tête.

- Venez avec moi maintenant ; venez recevoir ce que vous méritez !
(Je mérite quelque chose, moi, ici bas ? J’en suis toute barbouillée. Vraiment, quelle chance !)

Je gargouille un
- oui, mais …

- Quoi « mais » ? Son cou se gonfle. Elle ne va pas commencer à faire sa chipoteuse tout de même ? A poser des conditions et des « peut-être que »… ?

- Si je veux, que cela cesse,… vous cesserez ?

- Ne faite pas l’enfant. Ne soyez pas comme cela, méfiante et compagnie, bien sûr, que je cesserai !

- Vraiment ? C’est bien sûr ?

- Bien sûr, que c’est sûr, plutôt sûrement, d’ailleurs ! … Pas forcement, juste, sur le moment, mais quelque chose d’approchant tout de même. Enfin, si c’est possible, s’il ne s’agit pas d’une interruption de mauvais goût, totalement saugrenue, voir, hors de propos… ! ..."

Ellie C - Juin 2009


Mister Sandman bring me a dream