mercredi 2 avril 2014

la vie en sourdine

Je me suis aperçue qu'avec le nombre de sites de blogs et donc de textes que je lisais certaines sensations pouvaient s'émousser surtout quand je retrouve les mêmes procédés, une certaine ambiance copiée-collée.

Et même ça peut m'agacer avec l'impression que s'il m'arrivait de vivre certaines situations ça serait en référence à ces textes, et ça, ça me gâche, du genre :

-  T'as déjà fait le coup de la baignoire ? Merde non, fait chier, plus envie maintenant ! Tu me diras, t'as qu'à arrêter de lire, tu en sais assez ! (je suis râleuse ? tu trouves que je suis râleuse ? Je suis râleuse.) ...

Revenons en à la pensée positive du matin, presque tôt. Là ou je me trouble complètement, c'est quand je me pique avec une aiguille à fantasme,  faufilée dans les ourlets de la vie . Ça, c'est Too Good Trip !


 Il y a encore en France ‘des bouts du monde ’ou il n’y a qu’en grimpant sur le clocher, la clef 3G a bout de bras que vous pouvez espérer capter quelque chose. J’emporte alors un gros tas de bouquins. Allongée dans l’herbe, je me niche dans un des derniers David Lodge, un écrivain universitaire obsédé sexuel, à l’humour sauce menthe. Le titre du roman de ce jour là - ‘La vie en sourdine’.
 

Il était une fois, un universitaire à la retraite sourdingue qui accepte, sans avoir bien compris (because, sa surdité), d’aider une étudiante sur sa thèse. Hors, voila qu’en empruntant un livre à la bibliothèque afin de lui donner un coup de main, il s’aperçoit avec horreur que ce dernier est tout ‘fluotté’ en bleu. Quel est l’immonde personnage qui à fait cela ? C’est l’étudiante ! Furieux, il la plante Là, refusant de la revoir !

Alors, elle lui écrit :

« Cher Desmond (il s’appelle ‘Desmond’)

Vous avez raison d’être en colère, c’était un geste méprisable, un geste de paresse, un truc stupide, égoïste, crétin et je mérite d’être punie pour ça (ho, ho…). Je veux que vous me punissiez (dites moi que je rêve …). Venez à mon appartement à la même heure le même jour la semaine prochaine (chaud, chaud…). Si vous ne pouvez pas, dites moi par courriel quels sont vos après midi libres et j’en choisirai un. Venez à Wharfside Courtet, à exactement trois heures, appuyez trois fois sur ma sonnette. Je ne répondrai pas à l’interphone mais j’ouvrirai la porte du hall – Vous entendrez le déclic. Le pêne de ma porte d’entrée ne sera pas engagé, vous n’aurez qu’à pousser, la porte s’ouvrira. Fermez-la derrière vous et relâchez le pêne pour qu’il s’enclenche.

N’appelez pas, Ne dites rien. Suspendez votre manteau dans le vestibule. Entrez dans le salon. Les stores seront fermés et la pièce sera plongée dans la pénombre (Gasp…). N’allumez pas le plafonnier. Il y aura une lampe avec une ampoule rouge allumée sur un guéridon. Vous verrez que je suis penchée sur la table, la tête sur un coussin. Je serai nue de la taille jusqu’aux pieds. Approchez- vous derrière moi et mettez vous en position pour me fesser (j’en-é-tais-sur !).

Enlevez votre veste et retroussez vos manches de chemise si vous voulez (voulez le, j’adore…). N’essayez pas de me sauter. Ceci n’est absolument pas une invitation à me baiser, mais à me faire punir. N’utilisez que le plat de votre main, et non une baguette ou un quelconque instrument, mais frappez- moi aussi fort que vous voudrez, autant de fois que vous voudrez. Si je crie, si je sanglote dans le cousin, n’arrêtez pas. Chassez cette colère de votre système. Quand vous en aurez assez, que vous vous serez purgé, contentez vous de partir sans rien dire comme vous êtes venu. Refermez la porte de l’appartement derrière vous et quittez l’immeuble.

La prochaine fois que nous nous rencontrerons, on ne dira rien de ce qui s’est passé, rien à propos de ce livre de bibliothèque. Le dossier sera clos. Nous pourrons continuer comme si rien ne s’était passé. C’est bon.

Alex (elle s’appelle ‘Alex’) » 
Photo - Gilles Berquet


Et voici la réaction de Desmond :

« J’ai du relire le tout une demi-douzaine de fois et j’ai eu chaque fois une érection (moi aussi…). Je n’ai aucune intention de me rendre au rendez vous qu’elle propose (mince, pourquoi… ?), mais je n’arrive pas à chasser le scénario sadien de mon esprit. C’est si facile de m’imaginer arrivant, comme dans un film, à l’immeuble, consultant ma montre, appuyant trois fois sur le bouton de la sonnette de l’appartement 36 à trois heures précises, entendant le déclic tandis que la serrure du hall d’entrée s’ouvre, montant au deuxième étage, entrant en catimini dans l’appartement, refermant la porte derrière moi, enlevant mon manteau dans le vestibule presque obscur, éclairé seulement par la faible lueur rouge venant du salon.

Quand j’entre dans la pièce, c’est exactement comme elle a dit : Les stores sont baissés, la pièce est éclairée par une lampe rouge dans un coin, et elle est là, penchée au-dessus de la table, la tête posée sur un coussin et tournée d’un coté mais pas du mien si bien que je ne peux pas voir son visage, un tee-shirt noir lui couvre le haut du corps alors qu’elle est nue à partir de la taille, mis à part ses souliers noirs et lustrés à talons hauts – détail ajouté par mon imagination – ses fesses roses bien en vue. J’enlève ma veste, retrousse ma manche de chemise droite (merci…), puis avec les doigts de mes deux mains, ajuste l’angle de ses hanches et caresse la courbe de ses fesses, à la manière d’un cynophile qui apaise son chien de race fébrile pour qu’il se montre à son avantage. Je ramène mon bras vers moi puis le lance vers l’avant, mettant ainsi ma paume ouverte en contact avec ses fesses (Ouch…!)

Le bruit et la sensation que me procure le contact de ma chair avec la sienne explosent dans ma tête. Je l’entends qui halète. Je laisse ma main trainer une seconde là ou elle s’est posée avant de la retirer et de frapper encore, encore et encore, m’arrêtent délibérément entre chaque coup, privilégiant tantôt une fesse, tantôt l’autre, à tour de rôle, laissant chaque fois ma main cuisante reposer un peu plus longtemps là ou elle s’est posée…

 
pécho sur le net

Je ne m’étais jamais abandonné à un tel fantasme auparavant. Comment cette femme a-t-elle eu l’intuition que, quelque part dans ma psyché, il sommeillait sans que je le sache, n’attentant que d’être libéré ? » ... 


Remerciez-moi, j’ai tout tapé avec deux doigts avant d’aller rendre le bouquin à la bibli ! Maintenant on peut, à juste titre, se poser la question, même si ce n’est pas le plus important, David Lodge en est il ?...



...Ou alors, en hélicoptère
  photo - Denis Olivier

17 commentaires:

  1. Interrogation Elliecienne, une réponse dans un labyrinthe lettré citant pèle-mêle entre deux annotations, David Lodge, qui, se voit lodgé chez Never Mind. Suite princière au bout d'un entrelacs de points d'interrogations point chassés d'exclamation puisque la main ne claque pas.... Chapeau ! (claque bien entendu).
    Frémissant après le thé du matin, reluquant la photo de G Berquet. C'est fou comme une image peut influer sur mon comportement d'habitude équilibré.

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  2. Tu veux dire que ce post te fourmille le comportement peut être ? ;)

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  3. Oui, euh..alors moi j'aime bien tes posts quand c'est ...euh avec pas trop plein de lignes à lire...je suis plutôt du genre paris-match..."le poids des mots le choc des photos"..;mais juste quand y a pas trop de mots...là, j'avoue j'ai pas tout lu...juste regardé les photos...y a la première que j'aime bien...bon ok, je m'assume (enfin peut être pas sur tout, mais c'est un autre sujet)....c'est déjà pas si mal....je ne suis qu'un mec en fait...

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  4. Pas de dessert tant que tu n'as pas bu ta soupe !

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  5. Non mais allo quoi..on n'a pas gardé les cochons ( ni les cochonnes) ensemble...c'est quoi ces manières...y a des trempes qui se perdent...et puis Paris match c'est très bien...pas plus mal que Closer ou Ici-Paris...et bien mieux que Telerama...juste pour remettre les pendules à l'heure...cela dit, j'aime beaucoup la soupe....dommage, ce ne serait même pas une punition...et toc....!!!
    mais bon, si, enfin un jour, tu consens enfin à t'offrir comme dessert, je pourrais réviser mon jugement cul...inaire...

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    1. Paris Match c'est très bien.
      Je m'en sert tous les jours pour mes épluchures de patates, le papier est parfait.
      Bon, alors elle est bonne la soupe à Ellie? on en redemande ?

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    2. Ceci n'est pas mon blog....!!! heureusement....mais que fait la police....on tolère les commentaires anonymes? Vite Monsieur Valls, reviens à l'intérieur....

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    3. Hey le premier commentaire d'Anonymous sur never !

      Remarquez que chez Blogger, Anonyme, ici, devient Anonymous dans la colonne de droite ... Antoinous, Mikous, Waldous, Isabellous, Mistous,... etceterous.

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    4. ah bon? parce que tu es rousse? voilà qui me file la frousse...mais qui sait...on se retrouve dans la brousse pour voir ta frimousse ...? Ok, là un peu je pousse....

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  6. De bon matin, le nez plongé dans le café, je n'ai pas bu ma soupe mais lu la suite.
    La question n'est pas de savoir s'il en est ou pas, mais de savoir qui n' jamais rêvé de ce genre de situation!
    Voilà qui me ramène quelques années en arrière. La porte de son appartement était entrouverte, et elle m'attendait nue à genoux, après avoir lié elle même ses mains à une corde attachée au lustre du plafond....
    Je vous en ressers une petite tasse?

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  7. J'en reprends toujours une, voir deux... Évidement qu'on serai ravi d'avoir la suite si cela ne vous embarrasse pas (rassurez moi ce n'est pas au lustre mais a l'anneau du lustre j'espère...)

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    1. hum...why not...mais peut être pas ici..;et puis faut que je farfouille dans mon disque dur pour y glaner les images lointaines et me remémorer les détails de ce drôle de moment...peut être même l'avais écrit il y a longtemps, mais happé par la disparition brutale d'un vieux site.
      je te rassure, il y avait bien l'anneau du lustre, mais pas de lustre....juste cette corde que nous avions mise en place et qui est restée ainsi, pendouillante, pendant des mois et des mois...

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  8. Zut alors ! Une petite dame qui se donne tant de mal et qui est précise à souhait. Et tous ce que trouve le monsieur à faire c'est fantasmer. Y a des fessées qui se perdent !

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    1. Ah oui, tout a fait précise à souhait ! Ça me bluffe la précision dans le quelque chose qui va être vécu... Je ne sais pas faire.

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  9. Pourquoi ? Why ? Une telle offre, si elle l'excite tant, pourquoi la rejeter ? Une paire de fesses offerte et il les ignore. Je propose que ce monsieur doit être rayé de tout site et autre blog de fessée. Sur de tels sites, l'écriture de son nom doit être strictement prohibée. Et son nom ne peut être prononcé par quiconque apprécie la fessée. Et je vais voir avec le pape pour envisager son ex communion.

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  10. En fait David Lodge ne s'est jamais inscrit nul part, c'est ça qui est intéressant ! :)

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Chuis désolée mais pour l'instant je suis punie de commentaires chez Blogger, mais je me vengerais... Tu auras compris que ce n'est plus le cas, mais ça me rappelle le bon vieux temps ! :D