mardi 29 avril 2014

le saint râle


  dessin - Fritz Kahn

Que dire de cette partie de notre anatomie qui pousse tout à coup sans prévenir, 
alors que tranquillou on est en train de se tambouriner la poitrine, à deux poings,
en yodlant le cris de Tarzan devant la miroir de la salle de bain ?



vendredi 25 avril 2014

Waldo Star !



Ploung ! fait mon Gmail, ouvert derrière cinquante autres fenêtres. Qu'est-ce ? C'est Barbabus qui m'envoie sa sélection "coup de cœur du jour". Dans le chapelet, je trouve celle ci :


De Dieu ! Mais j'la connais bien celle ci. Elle fait partie d'une série prise par Waldo :


- Son égérie, en culotte fendue (à l'époque ou elle avait été postée sur son  blog, je n'en avais même jamais vu), martinet à la main.
Barbabus l'a trouvé sur un site américain qui l'a reprise sur un autre, sur un autre, puis sur un autre encore et la piste se perd. Jamais les intéressés de l'archéologie fessale ne pourront remonter aux sources du savoir, si on ne leur file pas un petit coup de clavier. Elle n'est pas signée. Était-elle même en noir et blanc ou en sépia à l'origine ?

Je skype sur Waldo-belgitude pour le mettre face à cette lacune planétaire vis à vis de ses œuvres photographiques, lui qui comme moi aime connaitre l'origine du monde. 

Et voila, c'est pour cela que maintenant Waldo signe! C'est qui la chef ? :D

Suite à tout ceci, je me retrouve avec un devoir à rendre : Une photo "à la manière de" avec la participation de l'impétueux Monsieur Retardateur.

les poupées se font la malle


Heathet Beanning - Construction d'une maison de poupée grandeur nature pour la petite fille qui sommeille en vous
  

Plicploc, il pleut, il cloque

Le moment de vérifier si sa vieille poupée n'est pas toute froissée
Étiolée dans la malle du grenier

 On la sort, on la secoue, on lui fait un gros bisou
 Et hop dans la malle si on croise un nouveau jouet

Mais un jour, un autre ouvre la malle, emporte dans ses bras la poupée
Toute belle, toute neuve, toute Vivante !


samedi 19 avril 2014

Passation de culotte



Pécho sur le net


j'aime les sacs, les chaussures et tous les sous vêtements, et aussi les bas (chuis une fiiiille) ... Mais les culottes, les culottes, je suis boulimique limite fétichiste. Quelque part, ça tombe bien, parce que ce n'est pas ce qu'il y a de plus cher sur le marché. D'autre part, ça tombe bien, parce que je me les fait souvent piquer.


pas Pécho sur le net


mercredi 16 avril 2014

Once upon two time



Sept d'un coup !
conte à rebours - 2



Il était un petit tailleur qui n’avait ja-jamais voyagé, oyez, oyez….. !  N’empêche, ce petit tailleur était super vaillant et d’ailleurs, on l’appelait - le Vaillant Petit Tailleur…


Hors donc, un jour, le Vaillant Petit Tailleur se retrouvant assailli par un essaim de mouches (nous supposerons que V.P.T. ne devait pas sentir la rose pour une raison et pour une autre…), se saisi d’un jupon et ne faisant ni une ni deux, les claqua d’un coup sec. PAF ! Et sur le carreau, il en resta sept…


Le Vaillant Petit Tailleur, qui ne sentait pas la rose et qui était aussi un peu simplet… faut bien le dire… S’empressa d’aller clamer la nouvelle dans la grand-rue du village, comme si cela pouvait intéresser le monde….

  


  - Sept d’un coup, j’en ai claqué sept d’un coup ! Beuglait-il à qui voulait bien l’entendre mugir.

Évidement, ça causa dans les chaumières, que cela soit chez ‘Aufildubeurre’, ‘Waldokilébo’, ‘Drôles Doiseaux’, ‘Oteta Jupe, Agracadagra, Fac&cie...

     - Mince alors, se dirent t’ils tous, il en a fessées sept d’un coup ? … LE-SAlauuuuuuuuuuuuuuud !

C’est aussi ce que se dit le Roi qui passait par là, complètement par hasard…. Ce chiffre "sept"au Roi, ça lui fit tilt!

En effet, dans ce lointain royaume (parce que les royaumes sont toujours lointain…) La Reine, grâce à une fécondation in-château, avait pondu, il y a de cela 17 ans et 364 jours, sept Princesses Pimprenelles : Pimprenelle 1, Pimprenelle 2, Pimprenelle 3, 4, 5, 6, 7. Des blondes, des brunes, des rousses, des minces, des rondes, des grandes, des petites. Mais sept Princesse piaillantes, jacassantes, chipotantes, paresseuses, désordonnées. Sur SMS à table, même le jour des spaghettis bolognaises et amoureuses de Brad Pitt Premier, toutes les sept… !

Le Roi et la Reine avaient bien essayé de les mettre en pension. Un truc chouette chic avec jupe plissée, chaussettes tirées, ruban au chapeau, un endroit hors connexion…

      - N'importe nawak ! éructa Mlle n°1

     - Trop paaaaaaaas…. hulula Mlle n°2

     - Abomifreux ! s'égosilla Mlle n°3

     - Truc de ouf  ! ricana Mlle n°4

     - C'est abuser ! hoqueta Mlle n°5

     - Trop le seum ! grinça Mlle n°6

     - Même pas en rêve ! se rebiffa Mlle n°7


Hors le port de l'uniforme provoqua une majestueuse fièvre à 44,5° C, aux sept princesses qui furent prudemment, promptement, renvoyées dans leurs royales pénates.

Donc le Roi qui passait par là…, complètement par hasard…, se dit que ce p’tit gars pourrait peut être les tirer d’affaire, lui et la Reine. Il convoqua immédiatement, tout de suite-maintenant, le Vaillant Petit Tailleur, au château. V.P.T. n’eut que le temps de se passer un coup de peigne sur sa tête à mouche et de filer à la salle d’audience se mettre à quatre pattes sur le très long tapis rouge.

     - Vaillant Petit Tailleur, pomposa le Roi, je compte sur toi pour recadrer, dûment, les princesses, en 24h… (Hou qu’il est joli celui là… Vous ne l‘avez pas vu ? Relisez !). Si tu réussis, tu épouses les sept. Si tu rates, tu épouses les sept ! As-tu bien compris, Vaillant Petit Tailleur ?

    - Oui votre majesté répondit Vaillant Petit Tailleur qui comprit surtout qu’il venait de se faire gruger sévère.
VPT se rendit donc directement dans la chambre des sept Princesses. Il ouvre la porte et … Non, ce n’est pas vraiment une chambre, c’est plutôt un décourageant capharnaüm…. Il y a bien sept lits défaits à baldaquin de princesses, avec sept princesses défaites en chemises de nuit de dentelles, mais pour le reste… Comment dire… ?

Le sol est jonché de petites culottes en tire bouchon, de chaussettes dépareillées, de robes tachées, de papiers de bonbons, de trognons de pommes, de vernis renversé sur les livres et cahiers de classe froissés, de stylos plumes imbibant les tapis ponctués de miettes de croissants graisseux. Et c’est à ce moment, que lui atterri en pleine face, un lourd oreiller à la confiture :

      - Dehors, le Nain !

     - Le Nain ? Ou ça, le NAIN… ?

C’est vrai que le Vaillant Petit Tailleur n’est pas géant, sinon on l’aurait appelé - le Vaillant Grand Tailleur - mais tout de même, de là à le traiter de nain… Vexé, il se gonfle dans une grosse, grosse colère qui le rendit tout rouge, rouge.

     - Mesdemoiselles, tout le monde à quatre pattes sur son lit, la tête dans l’oreiller, la chemise retroussée ! Flamboie-t-il exorbité. Et alors, on voit, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le cul, nu, blanc et saillant, pointant vers le ciel, de sept princesses chipies. Le spectacle est…, on ne peut plus charmant…





Dans un silence de battements de cœurs, Vaillant Petit Tailleur arpente l’allée qui sépare les lits défaits.Tous ces p’tit cul rond qui ne se font pas de mouron ; ces p’tit cul rebondis qui marquent midi et demi ; ces p’tit cul en trompette toujours à la fête ; ces mappemondes du bonheur ; ces p’tit culs, la bouche en cœur… Ça lui tourne la tête, il faut qu’il touche qu’il tâte et claque… D’abords doucement, tendrement, chaudement, plus vite, plus leste, larghetto non tropo et la partition des soupirs, des gémissements, des tortillements langoureux et des doux râles s’élève et ondule dans l’air. C’est le chant fessale, celui qui naît des profondeurs de l’âme… Longtemps, le chef conduit son chœur qui se pâme, puis lentement, il baisse les bras…

Dans un froissement, les sept princesses pimprenelles se coulent dans leurs draps frais qui frôlent leurs fesses flambées. Vaillant Petit Tailleur se penche sur leurs fronts virginaux et les embrasse.

    - Bonne nuit, les petites !

  - S’il te plaît, Vaillant Petit Tailleur, nous fesseras tu demain ? s’il te plaiiiiiiiiiiit, dis ouiiiiiii….Alleeeeeeeez…..

     - N’auront la fessée que celles qui auront rangé leurs affaires, fait leurs devoirs et débarrassé la machine à laver ! J’ai dis… !

Et le lendemain, les sept princesses chipies s’étaient transformées en sept merveilleuses princesses choupinettes. Ils se marièrent tous ensemble et eurent plein de sages, de douces, de menues, de petites et de grandes, de rondes, de sévères et de coquines fessées… !


Ellie C. Octobre 2010
Illustrations Mike 2014



Et voici donc, comme je vous l'avais dit précédemment, que Mike dans une foulée Irishesque a aussi illustré ce deuxième conte détourné pour mon plus grand plaisir et le tien aussi, j'espère. Je n'osais rêver qu'il s'attaque à l'illustration de la jolie scène de la chambre des princesses le cul pointé. Et siiiiiiiiiiiii !


vendredi 11 avril 2014

gris c'est griiiis


Il n'y a plus d'souciiiiiiiiiiis...
Ill- Fred le chevalier - fessée d'hivers caresse




Sur le dossier du canapé je trouve posé « Cinquante nuances de Grey » - Qui qu'a rapporté ce bouquin dans cette maison ? - C'est "lui", pourquoi ? - Ben heuuu, tu connais ce bouquin ? Ça raconte une relation D/S ... - Une quoi ? Ma filleule (19 ans et toutes ses dents) qui passe là, s'en saisi et ajoute - Vas le rendre, il est en français. Ma pote a lu les trois volumes, faut le lire en VO, la traduc est trop nulle... - Ouaiiiiiiiiiiiiiiiis....! Mais si ça continue je vais être la seule sur terre à pas l'avoir lu, celui là. Je me le kidnappe en douce et l’entame.

Au début ça me fait plutôt sourire. Y a le coup des papillons dans le ventre... J'ai pas ça moi des papillons, je dois être trop musclée :p . Le style n'est pas oufissime, comme dit ma filleule, et ça me rappelle ces impressions vécues et retranscrites dans un récit "Mister Blue sky", dans le genre - Mais que me veut il celui là, exactement, avec son regard qui ne débande pas ? (un coup de bombe d'évian svp...)

Me voila rapidos p138 : Description d'une pièce donjonesque d'un luxe raffiné avec quelques jolies trouvailles comme ce grand canapé tourné vers le lit à baldaquin. Un martinet à perles...
Ah oui ça, la D/S ça supporte pas le médiocre. J'apprécie, mais je suis une fille de la friche et du terrain vague, tout n'est pas obligé de coûter un bras pour me combler.

p141
« - Vous êtes un sadique ?
- Je suis un Dominant
Son regard gris est torride (peut mieux faire...)
- Qu'est ce que ça veut dire ?
- Que vous vous soumettriez à moi volontairement, en toutes choses.
...
- Je veux que vous désiriez me faire plaisir
...
- J'ai des règles, et je tiens à ce que vous les respectiez, à la fois pour votre bien et pour mon plaisir. Si je suis satisfait de la façon dont vous obéissez, vous serez récompensée. Si vous me désobéissez, je vous punirai, afin que vous appreniez à les respecter. »

Wah Waaah ! C'est pas mal dit, non ? C'est bien ça ? Je n'avais pas verbalisé exactement cette notion de plaisir du Dominant. J'essayais de comprendre comment on pouvait avoir envie de se mettre une contrainte supplémentaire sur le dos en acceptant de s'occuper de quelqu'un, en plus de tous les gens dont on doit déjà s'occuper dans la "vraie vie" ... S'occuper en vrai, hein ! Pas en mettant le bébé dans le placard quand il dérange ou qu'on a pas le temps !

p152 Elle lui avoue qu'elle est vierge à son âge, j'éclate de rire ... (ne me demandez pas pourquoi...)

p207
« - Plus vite j'obtiendrai ta soumission mieux ça vaudra. On pourra arrêter tout ce cirque.
- Quel cirque ?
- Ta façon de me défier sans arrêt. »

Alors si tu n'as pas lu le livre, mais moi si, je ne vois pas du tout de quel défie il parle. Heureusement p208 l'héroïne se fait la même réflexion « - Moi, je le défie ? Comment ? » Parce que sinon je me sentirais bien seule...

Maintenant je lis le contrat, puisqu'il y a un contrat ... Assez fascinant ce contrat et puis les hésitations, les questionnements de la promise qui n'est pas une soumise naturellement ...

"La grosse triche" c'est son désir fou que cet homme la touche avec un retour de désir de sa part à lui qui a, bien sur, toute son importance.... Pourrait on être juste fasciné par cette demande impérative tout en en étant bouleversé, sans voix, pas sur de correspondre, d'y arriver, d'aimer ? Exiger que l'aventure soit positive, pour soi et pourtant se laisser guider en confiance ? J'ai le cerveau tout turbide...

p296
« - Je ne veux pas que tu te touches
- Par curiosité pourquoi ?
- Parce que je veux que tu me doives tout ton plaisir.»
Cette déclaration exigeante, dite comme cela, est assez troublante.

Ensuite, je me suis barbée jusqu'à la fin, page 665. Il fallait bien que je le finisse pour pouvoir en parler. On les regarde s'échanger des tas de mails en mode taquin, comme - L'âge ça rend sourd ! (il n'a que quelques années de plus) - Attention Mademoiselle ! ... J'avais l'impression de lire un tchat en douce.
Elle finit par lui demander une vraie correction, histoire de. Il lui file deux mots de passe, un jaune, un rouge, et 6 bons coups de ceinture en l'obligeant à compter. Elle décroche et  le traite de pauvre cinglé en lui conseillant d'aller se faire soigner... Je ne sais pas qui est le plus cinglé du coup, lui, elle ou moi ? En tout cas elle le plaque sans mot de passe, fin du volume 1.

Il y a encore deux volumes à lire et blablabla et blablabla du quatrième de couv. - « Un happy End est il possible pour Christian Grey et Anastasia Steel ? » Gageons que oui, on en est plus à un cliché près.

Je l'ai lu parce qu'il traînait là et que je suis sensible au sujet, mais je ne m'explique pas cet engouement au niveau international. Ça reste une belle daube au niveau littéraire.

NB – Je subodore que la pratique de la sodomie sera abordée volume 2...Faut garder un peu de suspens, quand même !




dessin - Tomi Ungerer






vendredi 4 avril 2014

on se fait un puzzle ?

B. Newman


Tu y est enchainé pendant des heures
Ça t 'aveugle, ça te claque

Et finalement tu as tes chances pour que certaines pièces
que tu recherches éperdument, restent introuvables...

Super pervers le puzzle...



mercredi 2 avril 2014

la vie en sourdine

Je me suis aperçue qu'avec le nombre de sites de blogs et donc de textes que je lisais certaines sensations pouvaient s'émousser surtout quand je retrouve les mêmes procédés, une certaine ambiance copiée-collée.

Et même ça peut m'agacer avec l'impression que s'il m'arrivait de vivre certaines situations ça serait en référence à ces textes, et ça, ça me gâche, du genre :

-  T'as déjà fait le coup de la baignoire ? Merde non, fait chier, plus envie maintenant ! Tu me diras, t'as qu'à arrêter de lire, tu en sais assez ! (je suis râleuse ? tu trouves que je suis râleuse ? Je suis râleuse.) ...

Revenons en à la pensée positive du matin, presque tôt. Là ou je me trouble complètement, c'est quand je me pique avec une aiguille à fantasme,  faufilée dans les ourlets de la vie . Ça, c'est Too Good Trip !


 Il y a encore en France ‘des bouts du monde ’ou il n’y a qu’en grimpant sur le clocher, la clef 3G a bout de bras que vous pouvez espérer capter quelque chose. J’emporte alors un gros tas de bouquins. Allongée dans l’herbe, je me niche dans un des derniers David Lodge, un écrivain universitaire obsédé sexuel, à l’humour sauce menthe. Le titre du roman de ce jour là - ‘La vie en sourdine’.
 

Il était une fois, un universitaire à la retraite sourdingue qui accepte, sans avoir bien compris (because, sa surdité), d’aider une étudiante sur sa thèse. Hors, voila qu’en empruntant un livre à la bibliothèque afin de lui donner un coup de main, il s’aperçoit avec horreur que ce dernier est tout ‘fluotté’ en bleu. Quel est l’immonde personnage qui à fait cela ? C’est l’étudiante ! Furieux, il la plante Là, refusant de la revoir !

Alors, elle lui écrit :

« Cher Desmond (il s’appelle ‘Desmond’)

Vous avez raison d’être en colère, c’était un geste méprisable, un geste de paresse, un truc stupide, égoïste, crétin et je mérite d’être punie pour ça (ho, ho…). Je veux que vous me punissiez (dites moi que je rêve …). Venez à mon appartement à la même heure le même jour la semaine prochaine (chaud, chaud…). Si vous ne pouvez pas, dites moi par courriel quels sont vos après midi libres et j’en choisirai un. Venez à Wharfside Courtet, à exactement trois heures, appuyez trois fois sur ma sonnette. Je ne répondrai pas à l’interphone mais j’ouvrirai la porte du hall – Vous entendrez le déclic. Le pêne de ma porte d’entrée ne sera pas engagé, vous n’aurez qu’à pousser, la porte s’ouvrira. Fermez-la derrière vous et relâchez le pêne pour qu’il s’enclenche.

N’appelez pas, Ne dites rien. Suspendez votre manteau dans le vestibule. Entrez dans le salon. Les stores seront fermés et la pièce sera plongée dans la pénombre (Gasp…). N’allumez pas le plafonnier. Il y aura une lampe avec une ampoule rouge allumée sur un guéridon. Vous verrez que je suis penchée sur la table, la tête sur un coussin. Je serai nue de la taille jusqu’aux pieds. Approchez- vous derrière moi et mettez vous en position pour me fesser (j’en-é-tais-sur !).

Enlevez votre veste et retroussez vos manches de chemise si vous voulez (voulez le, j’adore…). N’essayez pas de me sauter. Ceci n’est absolument pas une invitation à me baiser, mais à me faire punir. N’utilisez que le plat de votre main, et non une baguette ou un quelconque instrument, mais frappez- moi aussi fort que vous voudrez, autant de fois que vous voudrez. Si je crie, si je sanglote dans le cousin, n’arrêtez pas. Chassez cette colère de votre système. Quand vous en aurez assez, que vous vous serez purgé, contentez vous de partir sans rien dire comme vous êtes venu. Refermez la porte de l’appartement derrière vous et quittez l’immeuble.

La prochaine fois que nous nous rencontrerons, on ne dira rien de ce qui s’est passé, rien à propos de ce livre de bibliothèque. Le dossier sera clos. Nous pourrons continuer comme si rien ne s’était passé. C’est bon.

Alex (elle s’appelle ‘Alex’) » 
Photo - Gilles Berquet


Et voici la réaction de Desmond :

« J’ai du relire le tout une demi-douzaine de fois et j’ai eu chaque fois une érection (moi aussi…). Je n’ai aucune intention de me rendre au rendez vous qu’elle propose (mince, pourquoi… ?), mais je n’arrive pas à chasser le scénario sadien de mon esprit. C’est si facile de m’imaginer arrivant, comme dans un film, à l’immeuble, consultant ma montre, appuyant trois fois sur le bouton de la sonnette de l’appartement 36 à trois heures précises, entendant le déclic tandis que la serrure du hall d’entrée s’ouvre, montant au deuxième étage, entrant en catimini dans l’appartement, refermant la porte derrière moi, enlevant mon manteau dans le vestibule presque obscur, éclairé seulement par la faible lueur rouge venant du salon.

Quand j’entre dans la pièce, c’est exactement comme elle a dit : Les stores sont baissés, la pièce est éclairée par une lampe rouge dans un coin, et elle est là, penchée au-dessus de la table, la tête posée sur un coussin et tournée d’un coté mais pas du mien si bien que je ne peux pas voir son visage, un tee-shirt noir lui couvre le haut du corps alors qu’elle est nue à partir de la taille, mis à part ses souliers noirs et lustrés à talons hauts – détail ajouté par mon imagination – ses fesses roses bien en vue. J’enlève ma veste, retrousse ma manche de chemise droite (merci…), puis avec les doigts de mes deux mains, ajuste l’angle de ses hanches et caresse la courbe de ses fesses, à la manière d’un cynophile qui apaise son chien de race fébrile pour qu’il se montre à son avantage. Je ramène mon bras vers moi puis le lance vers l’avant, mettant ainsi ma paume ouverte en contact avec ses fesses (Ouch…!)

Le bruit et la sensation que me procure le contact de ma chair avec la sienne explosent dans ma tête. Je l’entends qui halète. Je laisse ma main trainer une seconde là ou elle s’est posée avant de la retirer et de frapper encore, encore et encore, m’arrêtent délibérément entre chaque coup, privilégiant tantôt une fesse, tantôt l’autre, à tour de rôle, laissant chaque fois ma main cuisante reposer un peu plus longtemps là ou elle s’est posée…

 
pécho sur le net

Je ne m’étais jamais abandonné à un tel fantasme auparavant. Comment cette femme a-t-elle eu l’intuition que, quelque part dans ma psyché, il sommeillait sans que je le sache, n’attentant que d’être libéré ? » ... 


Remerciez-moi, j’ai tout tapé avec deux doigts avant d’aller rendre le bouquin à la bibli ! Maintenant on peut, à juste titre, se poser la question, même si ce n’est pas le plus important, David Lodge en est il ?...



...Ou alors, en hélicoptère
  photo - Denis Olivier