jeudi 27 février 2014

St exultérus

 
Stéphane Blanquet- Alcove

Vol de nuit
Je suis celle qui aime s’allonger
à l’ombre des grands cyprès.



Il est tard, je vais me coucher. Je me glisse discrètement sous la couette, ma nuisette en soie ivoire remonte sur mes reins. Le tissu doux en effleurant les lèvres de mon sexe, m'a distraite de mon envie de dormir. Je dégage mes seins des fines bretelles et je m’effleure doucement les mamelons avec la paume tendue de mes mains. Les petites contractions dans le bas de mon dos, le durcissement de mon ventre… Une de mes mains, la droite, curieuse coure vérifier l’humidité naissante entre mes cuisses…

Je suis prête, prête à rêver de toi qui t’approche rapidement et silencieusement, me saisis m’embrasses. Aaaah, stop, stop, stop, tout doux, je pense à autre chose… Puis, tu reviens. Ma respiration calmée, je laisse ma main jouer avec mes lèvres rouges, les caresser, les titiller, les pincer doucement… Pendant ce temps, tu as descendu les bretelles de ma nuisette, pour me regarder, pour que je me sente terriblement mal à l’aise. Mes épaules, ma poitrine, mon ventre sont découverts ; je suis debout contre tes jambes, si peu vêtue face à toi en pantalon de costume et en chemise blanche.

Je suis à ta merci ! C’est d’ailleurs ce que tu me confirmes, c’est ton rôle de me punir, de me reprendre en main sérieusement. Moi, mes hésitations, mes pudeurs et mes rébellions. Tu m’expliques que dans deux secondes tu vas me coucher sur tes genoux, retrousser la nuisette et appliquer, sur mon cul nu, une fessée qui va me faire le plus grand bien….

J'halète, de nouveau mon ventre spasme trop vite … j’interromps un bref instant la projection… Voila…, mon index et mon majeur investissent maintenant mes profondeurs cachées. Je fais aller et venir mes doigts qui ne remplaceront jamais ta queue. Tu m’as couchée, troussée et maintenant tu me fesses, d’abord pas trop fort, puis de plus en plus fort. Ta main en alternance fait valser mes fesses, mais maintenant tes doigts s’écartent, les claques se sont centrées sur la partie inférieure de mon cul et envoient des ondes étrangement sensuelles de l'anus à l’ensemble de mon sexe. Je me cabre et écarte les jambes sans pouvoir m’en empêcher. Je veux profiter au mieux de cette douleur qui se transforme honteusement en un plaisir intense. Ta main en profite pour rejoindre la mienne et doucement se fraie un chemin jusqu'à mon clitoris qui pointe à la recherche de la caresse humide et délicieuse. Cette fois je n’arrête plus rien, c’est maintenant, c’est le moment, mes doigts font tourner cette petite boule rose et lisse nichée à la jointure des lèvres basses. Tu t’es penché puis c’est ta langue qui le tourne, le roule, le boule et l’aspire. Je décolle ; le ventre durci, j’expulse, les jambes tremblantes, les pieds engourdis, tout ce plaisir que tu m’offres.

Ellie C - Février 2012





12 commentaires:

  1. Je ne sais pas pourquoi, mais quand une femme exprime dans le flou d'un songe le tranché net d'une réalité. quand une femme raconte ses frissons, son plaisir d'être verrouillée par d'autres mains. quand une femme chuchote les claques sur sa croupe. quand une femme soupire son plaisir et expulse en quelques lignes sa jouissance.... Oui je ne sais pourquoi j'ai un chatouillement au bas ventre moi qui pourtant n'a pas de lèvres rouges à titiller, n'a pas de mamelons à caresser, juste deux demi-lunes qui ne peuvent être comparées d'esthétique, mais qui, identique s'impriment et s'introduisent du même feu.

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    1. Attends, attends, Mike, il faut que je précise à la face du monde que non ! Tu n'est pas qu'une paire de fesses ! :D

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  2. Ce récit est un des premiers que j'ai lus... et je ne me lasse pas de le relire... c'est tellement difficile à décrire, un orgasme...

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  3. Aaaaah, merci Misty :)

    En vérité ce texte est le premier "devoir" écrit que j'ai eu à faire dans notre contexte. Je n'avais jamais écrit de mots érotiques et je ne m'en sentais pas trop capable. Tu connais ce genre de Monsieur qui t'aide d'une manière bien particulière à te dépasser, toi, tes timidités et ta sacro sainte feignantise... :D

    Monsieur m'a intimé l'ordre de lui écrire un orgasme. Un orgasme féminin raconté par une femme comme ça là

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  4. Je découvre ce récit,différent de ceux que j'ai lu ici dernièrement , il est superbe !
    Des lignes qui crient le désir du mal et bien .Un premier devoir sans retenue pour être entre des mains tenues ...et exulter.
    Plaisirs de femmes , désirs de vie .
    Merci de cette intime évidence Ellie

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  5. Merci aussi Inna :)
    Ça me fait très plaisir en fait que ce texte touche les femmes.

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  6. En fait, je suis toujours étonné par cette fascination pour le contraste cul nu versus costard cravate chemise blanche....!!! La chemise blanche, super symbole de l'autorité?

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  7. La chemise blanche...? Hmmm, ce n'est jamais vulgaire, ça va a tout le monde, c'est lumineux ... Un vrai déjeuner de soleil ! :D Vous n'avez pas de chemise blanche, Antoine ? La chemise noir est aussi très explicitées et même parfois exigée dans certaines caves.

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  8. Eh eh..peut être ne fréquentons nous pas les même caves...Dans les miennes, quand il est tiré, il faut le boire....(J'adore trop la langue....française)

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  9. Quand je descends dans ma cave, ce n'est pas la chemise qui est noire en sortant, c'est moi.

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  10. Je partage l'émotion des hommes et des femmes qui s'expriment ici en commentaire.
    Et particulièrement Mike. C'est fascinant, le plaisir de la femme vu de l'intérieur... (un point de vue qui ne nous est que trop rarement offert.)

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  11. Merci "Comme une image" ou Cui... Putain je viens de comprendre ! Vite un verre de Martini blanc avec deux glaçons, une rondelle de citron et une feuille de menthe fraiche du jardin !

    Oui ben l'orgasme féminin c'est comme l'allaitement, c'est plus souvent les hommes qui en parlent que les femmes. Alors de temps en temps c'est pas idiot qu'on se bouge un peu le cul ;)

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Chuis désolée mais pour l'instant je suis punie de commentaires chez Blogger, mais je me vengerais... Tu auras compris que ce n'est plus le cas, mais ça me rappelle le bon vieux temps ! :D