samedi 8 février 2014

Odoku


Manara - L'odyssée de Giuseppe Bergman - tome 9

Mais la jolie skipper remonte son pantalon et Giuseppe va insister. 
S'en suit ce dialogue-monologue absolument fabuleux que je vais m'amuser comme une petite folle, à vous repomper, avec quelques fautes :


Giuseppe - Permets moi de te dire que ton pantalon t'allait bien mieux comme tu le portais ces derniers jours. C'était plus... Bon, enfin, ça t'allait mieux, voila.

Elle - Dis-toi qu'il tombait parce qu'il était trempé ! Ce n'était pas fait pour te plaire ! Et je m'habille comme bon me semble !

Giuseppe - Oui, oui, je disais ça comme ça... 
Je sais que la vie est souvent une vraie merde. Je sais que des tas de choses ne fonctionnent pas et qu'il est très difficile d'y remédier. Je sais que le monde est plein d'injustices et de souffrances. Je sais que ceux qui parlent de démocratie ne l'appliquent pas suffisamment...
Je sais que l'abus de pouvoir, l'arrogance et la violence sont souvent l'unique loi. Loi de la jungle après des millénaires de civilisation. Je sais que le pouvoir est bien des fois exercé par les pires tyrans, qu'ils font ce qu'ils leur plait comme si ils étaient immortels et ne devaient jamais abandonner leurs privilèges et leurs richesses...
Je sais que le manque de respect pour la nature, en plus d'être une totale injustice, nous conduira tous, tôt ou tard, à notre perte. Tous sans exception, les coupables comme les innocents. Je sais que toutes les religions prêchent l'amour et la paix alors qu'elles sont aussi, depuis toujours, la cause des guerres les plus cruelles et les plus sanglantes...
Tu crois que je ne sais pas que nous rencontrerons d'autres tempêtes et que nous sommes à la merci d'une mer changeante et capricieuse, que nous sommes gouvernés par des forces plus grandes que nous ? Je sais aussi que ces discours sont inutiles moralistes et ennuyeux, parce qu'il est beaucoup trop difficile de construire un monde meilleur...
Mais vois tu, il me suffirait de peu pour affronter tout cela avec l'âme plus sereine. Il me suffirait de très peu pour retrouver optimisme et bonne humeur. Imagines, il suffirait que tu portes ton pantalon comme ces derniers jours, ce qui en plus t'allait mieux...


Et Elle qui a son caractère, mais un beau fond, le fit...



2 commentaires:

  1. Et dire que c'est dans ce monde de merde que nous sommes tous nés.
    Et dire que c'est dans ce monde qu'un jour j'ai bu le meilleur des Irish Coffee avec toi.

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  2. :) Les petites choses qui composent nos moments de bonheurs...

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Chuis désolée mais pour l'instant je suis punie de commentaires chez Blogger, mais je me vengerais... Tu auras compris que ce n'est plus le cas, mais ça me rappelle le bon vieux temps ! :D