jeudi 30 janvier 2014

La poutre dans l'oeil

pécho sur le net

 
Dans ce grenier aux poutres piquées à la termite vorace, on tressait des cordes... 
Il y a comme ça des lieux qui divaguent dans les entrelacs des cervelles qui rappent
et dansent des frissons, des hérissements sensuels...

vendredi 24 janvier 2014

Manège de grands

Sur la grande roue…
On peut voir descendre et monter la terre…


Je t’attends ! Tu m’as demandée de t’attendre dans la queue de la grande roue qu’ils ont installée, cette année, le long de la rue de Rivoli. Alors je t’attends dans le soir, sans me retourner et sursaute sous tes mains, sur mes épaules, ton costume, contre mon dos, ton souffle, dans mon cou - Viens !
Je te suis, nous nous asseyons, la roue lente continue, tu me souris de toute ta fossette, je suis émue, je te regarde. Tu te penches et m’embrasses en forçant ma bouche de ta langue volontaire et envahissante, je t’enlace et gémis dans tes bras. Ta main s’échappe et glisse sous mes dessus, s’insinue sous mes dessous. Tes doigts longs et nerveux glissent sans aucun mal tout au fond de moi. Je coule depuis que tu m’as touchée, depuis que tu m’as murmurée :

- Je veux régler un petit truc, avant de rejoindre l’hôtel, et tu vas gentiment m’obéir !

J’halète, je me tords ; tu me siffles de ne pas faire tant de bruit si je ne veux pas être déculottée et fessée ici même. J’essaye de me calmer, les yeux embués.

La roue est au sommet, le wagon s’arrête un moment et oscille, alors prestement tu te défais et laisses ton membre pointer le ciel. Ton regard me demande de te prendre dans ma bouche, je me couche la joue contre ton ventre, je respire ton odeur, je t’embrasse, je te lèche, je te suce profondément, puis je reviens avec ma langue sur la cerise de ta queue et doucement, délicatement, tendrement puis vite, je fais tourner ma langue. Quelques gouttes au goût de mer s’en échappent, je te sens venir, je te garde entre mes lèvres, mon cœur s’accélère et je ferme les yeux quand la vague de ton sperme passe de toi en moi…

La grande roue est descendue, nous nous sommes réajustés. Tu m’aides à descendre et me prends par le coude, direction l’hôtel.

- Maintenant, j’ai tout mon temps pour te punir à ma convenance, grimaces-tu,…


Ellie C. Janvier 2012


Ps - J'veux le bracelet "Vilaine" qui est au dessus ! ... C'est paaaaas bien d'réclamer (vas chier l'ange !)

vendredi 17 janvier 2014

Magicien d'Ose

 

Marc Chagall


J'aime les magiciens, ceux qui vous devinent, ceux qui vous surprennent, ceux qui vont plus loin que vos rêves, les couillus, les fondus, les fantaisistes, les artistes, les aventuriers ... Si vous rencontrez un magicien ne lui lâchez pas la main, il vous emmènera dans vos voyages. J'aime les magiciens. Pas les illusionnistes.



dimanche 12 janvier 2014

Tu me nourris et tu m’abreuves

Helen von Unverth


Tu me nourris et tu m’abreuves

Près de la station, je t’attends. Tu me retrouves et tu m’emportes dans cette drôle de pièce voûtée et "raisonneuse", aux objets bizarres et froids - ton blockhaus. Tu me nourris et tu m’abreuves et m’amène en douceur à me bander les yeux.

Je suis la fille du chaperon comme l’oiseau que l’on rend docile en lui ôtant la vue, sans pourtant l’affoler. Je ne suis plus qu’attention à ce que je peux percevoir, bruits, odeurs, déplacements, touchers, intrusions, intromissions. Les bras levés attachés par les poignets, je respire ton souffle, je sens l’air qui remue sous tes frôlements, tes lèvres incroyablement douces sur ma peau.

J’essaye de reconnaître le jeu de la fessée-punition que je connais. Mais ce n’est pas lui, c’en est un autre. Encore un autre ? Mais combien y en a-t-il donc ? Un par homme ? Moi, je voulais en faire le tour du tout. Cela ne va pas être possible, alors ?

En attendant mes oreilles entendent le glissement doux de ses pieds déchaussés sur le sol. Comme un grand animal, il m’enveloppe dans sa danse déshabillante, me fesse, me fouette, me détache et accroche mon regard dans lequel il s’empresse de s'installer de scruter pour me voir, dedans, pour trouver mes réponses à ses questions. Je lui tends celui d’une fille qui revient de ses ailleurs. Tu me nourris et tu m’abreuves…

Ellie C. 2014 

mardi 7 janvier 2014

Pièce d'O


    Pièce d’O

Elle est nue, encore plus nue dans la salle de bain, froide carrelée, dont il n’a pas allumée la lumière. Il l’a laissé, là, en pénitence. Maintenant, il téléphone avec sa voix professionnelle. Elle l’entend et par l’entrebâillement de la porte l’observe qui arpente la chambre.

Tout à l’heure, elle était déjà en pénitence, mais le nez sur le carreau de la fenêtre fermée, sur la ville pointillée. Planté droit derrière son dos, il exige qu’elle se redresse, mains sur la tête, cambrée, reste immobile et je vous demande d’obéir... Qui commande ici ?

  • Qui commande ici ? bis t’il.
  • Moi…, souffle-t-elle, ce qui a pour effet immédiat de la soulever du sol et de l’atterrir sur une paire d’oreillers superposés sur le grand lit.

Affolée par son audace, cramponnée aux draps, elle subit, en gémissant étouffé, la volée de claques. Puis, et elle si attendait étant donné la gravité de la provocation, la ceinture cliquète et soupire en passant les passants, comme peinée de devoir cingler de toute la lanière, les douces collines fendues qui déjà se crispent dans l’attente inquiétante.

Après avoir vaillamment passé l’épreuve en ne s’apitoyant sur elle-même que modérément, ce qui lui a valu de se faire rabrouer et conseiller de ne pas trop en rajouter, s’il vous plait ! Il l’a relevée dans ses bras, entièrement déshabillée et laissée, là, toute seule, dans le noir-froid de la salle de bain. Elle s’est d’abord réfugiée derrière le pare douche pour reprendre son souffle et en profite pour se rafraichir les orbes culiers en les plaquant sur la faïence.

Quand il a raccroché, elle s’empresse de regagner la douche furtivement, mais il surgit trop vite, l’attrape, la soulève sous les cuisses en les écartant largement et s’étant introduit en elle, la cloue au mur en quelques coups de reins. Puis, comme un voleur, il emporte sa rapine amarrée, sur le lit encouété, pour mieux la visiter…



                   Ellie C Mars 2012

samedi 4 janvier 2014

Quand j'étais petite je n'étais déjà pas grande...





 ill. Hilary Knight

Éloïse, c'est ma photo à 6, 7 ans,  quand je ne choisissais pas mes vêtements le matin et que dix minutes après avoir passé une brosse dans mes cheveux ça ne se voyait plus vraiment (mais ça, j'ai résolu...)



 J'étais très sage, j'arrivais même a me casser la jambe juste en courant dans ma chambre... 




 Ce que j'aimais dans la vie, c’était inventer des tas de choses. Ce que je détestais, c'était les histoires à l'eau de  rose. Surtout avec des bisous sur la bouche ! Pouhaaaaaaa !

Grâce à mes poupées,  je vivais des trucs passionnants dans 12 m2 ... 

C'est vrai que mes poupées étaient parfois très remontées parce qu'elles vivaient dans un orphelinat et que les dames qui s'en occupaient leurs donnaient des grosses fessées. Il faut vous dire que mes poupées faisaient des grosses bêtises ... Et donc, mes poupées montaient des plans pour s'enfuir la nuit discrètement dans la forêt. Mais bien sur les  dames les rattrapaient et elles les ramenaient à l'orphelinat ou elles leur donnaient de grosses fessées, parce que c'est pas bien de s'enfuir la nuit discrètement dans la forêt...

... Vous faisiez comment, les garçons, avec vos billes et vos p'tites voitures  ?  ;)

mercredi 1 janvier 2014

Radio Gueuldebois vous souhaite une année d'enfer !



-  Booon, nous avions donc dit 2014 à la main pour commencer, ma jolie !!!
- ... que d'la gueule.

j'me souvenais plus pourquoi j'aimais pas le réveillon. Maintenant, moi et la cuvette, on s'en souvient...