vendredi 22 novembre 2013

3 à 30° C 

Fait froid ! Je caille dehors dedans et je ne peux pas passer ma journée sous la couette ou dans un bain bouillant. J'utilise alors une énergie renouvelable - le rêve !


La fille sur le plaid vert 




Il lui a offert cette jolie culotte fendue à condition qu'elle la porte pour venir pic niquer dans le bois, avec lui s'entend. Bien sur qu'elle est venue.

Et maintenant, sur le plaid vert, dans la clairière encabanée par le roncier qui les protège des vues de l'allée, il glisse sa main dans la fente, palpe son petit derrière accessible tout en buvant du vin, sous le soleil cognant. Excité, il se relève et l’entraîne derrière un arbre, échancre la culotte sur son cul puis cueille une badine fraîche pour lui zébrer les fesses, pendant qu'elle étouffe ses petits cris dans son poing.

De retour, sur le plaid vert, c'est au tour des fraises d'être gobées tout en les rinçant prudemment auparavant à la source d'entre ses cuisses. Un simple déjeuné sur l'herbe quand les forestiers viennent a passer sur un chemin d'entretien en contrebas et découvre le tableau, l'homme habillé, la fille en sous vêtements de dentelles blanches, sur le plaid vert. Ils se sourient de ce coté donné à voir de leurs plaisirs, puis replient leurs petites affaires et s'en retournent vers la route.

  • J'aimerai faire pipi.
  • Faites donc, il y a du monde !
  • Pfffff...


Et puis, se dit elle, si il y a bien une occasion pour tester le coté pratique de la chose, c'est bien celui ci. Elle écarte grand les jambes devant les automobilistes qui défilent et se pisse dessus la vilaine !


mardi 12 novembre 2013

Quid de l'auto correction ?





Je sais que cela se pratique mais je suis une grosse feignante si quelqu'un peut le faire à ma place je préfère franchement. En vérité, ce n'est pas la claque sur les fesses qui me fait de l'effet, c'est le fait que quelqu'un d'autre me la donne cette claque. Surtout que quelqu'un ai ENVIE de me la donner cette claque... ces claques, ce foisonnement de claques, cette multitudes de claques, ces gerbes de claques, cette grosse fessée !

Et sinon l'auto correction du portable plus jamais !
                         Margaux Motin

Y a ça, ou  - Vous faites collection de bites ? Je peux vous en mettre de coté.
Envoyé à : Ma belle mère - Le genre de truc qui vous poursuit toute la life  :(



samedi 2 novembre 2013

Train d'Enfer !


                                                                                
Le train, ou plutôt les secousses du train, la rengaine des roues sur les rails déclenchent chez elle un brassage de pensées toutes plus interlopes les une que les autres. Des pensée agissantes, participantes, accompagnantes, de ce rustre tempo.

Alain Gauthier - Le petit train de ceinture
Elle rechigne à rejoindre la couchette haute perchée au dessus des corps inconnus d'autres locataires du compartiment. Elle reste debout dans le couloir après avoir vaguement installé quelques affaires pour la nuit. Le front sur la vitre poisseuse, Les coudes façon ailes de poulet sur la barre d'appui, elle se laisse heurter par l'arrivée violente des vues dans la rétine. Pendant ce temps, son cerveau s'emballe en roue libre sur les rails de sa libido « arcanique ». La porte coulissante derrière elle chuinte en s'ouvrant sur le couloir peu fréquenté à cette heure avancée - contrairement aux trains, il n'y a pas d'heures retardées... (fine observation de l'auteur) – et dans le reflet, elle aperçoit l'homme de la couchette d'en face se dresser. Brun sombre, écume argent, massif, ailleurs genre - je suis occupé, voir pré occupé, je fends la vague, ne restez pas devant l'étrave. Elle se décale agacée par son irruption-interruption dans les décalages de ses pensées qui dorlotaient son spleen de rentrée. Ils se regardent, elle renfrognée, lui froid jaugeur, puis elle retourne à son carreau, lui au bout du couloir. Sur le retour, il s’arrête quelques instants en appuie sur la cloison, d'un coup d'épaule se redresse, la dérange et la main sur le loquet lui suggère d'aller se coucher, elle aussi.

On ne peut pas dire que cela soit désagréablement proposé même si légèrement intrusif, voir paternaliste, mais encore une fois elle se sent renfrognée. Elle aimerait que l'on respecte un peu l'entrée de sa caverne et d'une voix lasse, elle laisse rebondir sur la vitre un - Mais oui, mais non, Papa poule....

Toujours dans la vitre, le bras du « Papa poule », son poignet, sa main, ses doigts, interrompent le mouvement d'ouverture amorcée. C'est le moment de faire semblant de rien et pendant que l'ange passe, elle se concentre sur un - Ne pas se pencher à l’extérieur - aux lettres egratignées. Comme la nuit est tombée, il n'y a plus qu'un reflet figé à regarder et elle ne tient pas à se laisser capturer par son regard, à lui. On ne sait jamais, il pourrait y lire un tas de trucs qui ne le regarde pas ! Par contre lui, ce n'est plus du tout dans son idée, ni de continuer à lui mater le dos, ni de rentrer dans la boite à dodo.
  • Pourriez vous vous retourner ? faire face en quelque sorte ? Sourde t'il en mode - je n'ai pas besoin d'élever la voix, pour être obéi, en général.
Elle pivote doucement sur son axe. Ils sont maintenant nez (à elle) à torse (de lui).
  • Vous, vous allez recevoir une bonne fessée déculottée, la prévient il le plus intensément du monde. Pas de point d'interrogation, ni de conditionnel, une simple évidence informative.

  • Juste parce que je ne veux pas aller me coucher ?

  • Juste parce que vous me les cassez ! Et il l’entraîne par le coude coudé, le long du couloir, vers le sas chaotique et désert.
Alors elle - Il y a son corps, un peu surpris flageolant, légèrement résistant. Et puis sa tête, curieuse voyeuse - comment cela va t'-il se passer ? qui la laisse aller, qui l’entraîne même aussi sûrement que sa poigne à lui. Il la courbe et la colle bien serrée contre sa hanche. Le mouvement du wagon ne le fait pas vaciller. Il a le pied train !

Agile, il ramasse le tissu fin de la robe, en chiffon sur son dos et dénude d'un trait décidé ses rotondités. Du sans chichi ! La main est large et frappe en battoir remontant et claquant de façon souple et énergique les chairs qui rougissent. Sous l'avalanche, elle trépigne cherche à s'agripper très vite ahane puis stridule de plus en plus haut, sans pour autant rivaliser avec le boucan ambiant. Les claques se font de plus en plus rapides et sèches. En un train d'enfer, il lui met le feu. Le feu aux joues, le feu aux poumons, le feu au etc... Elle brame et son corps si tonique au début de la punition fléchit, s'alourdit, se pâme.

Alors il la redresse, la secoue un peu pour lui faire ouvrir les yeux. Ce n'est plus l'homme froid d'avant, maintenant, c'est l'homme chaud devant ! Il la plaque sur la cloison, vérifie ses divers consentements d'une main puis d'une bouche experte, se redresse et promptement, la pousse dans les toilettes pour jouer tranquillement au bilboquet...

Plus tard, elle grimpe l'échelle tout en haut, se dévêt et se couche nue sur le ventre. Elle voit son ombre enjamber la travée au dessus des dormeurs, la rejoindre, la saisir sous les hanches faisant ainsi saillir son cul, et tout en s'allongeant, s'ancrer profondément en elle, pour - lui précise t'-il - ne pas risquer de tomber cette nuit de l'étroite couchette.

 Ellie C. Aout 2013